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800 Tunisiens sont rentrés des zones de conflit: Le retour des terroristes au cœur de la polémique

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TERRORISM
Zoubeir Souissi / Reuters
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Lors de la séance plénière tenue, vendredi dernier, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub, a affirmé que huit-cents terrorismes tunisiens sont rentrés des zones de conflit récemment et que le ministère détient toutes les informations et toutes les données qui les concernent. Toutefois, le ministre a expliqué qu’il existe peut-être d’autres ‘revenants’ qui ne sont pas connus par les autorités.

Questionné sur les préparations du ministère de l’Intérieur quant aux terroristes qui pourraient rentrer, à tout moment, en Tunisie, Hédi Majdoub a assuré détenir toutes les informations nécessaires pour pouvoir faire face à ce retour. Et d’ajouter que son ministère est prêt à être auditionner par la Commission de la sécurité et de la défense au sein de l’ARP.

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Suite à une réunion de son Instance élargie, tenue hier dans la ville d’Hammamet, le Syndicat national des forces de sécurité intérieure a publié un communiqué où il met en garde contre le retour des terroristes en Tunisie. Selon le communiqué, le retour de ces individus causera la somalisation du pays. Sans citer aucun nom, le Syndicat national des forces de sécurité intérieure a accusé des partis politiques et quelques associations d’être derrière la campagne qui vise à blanchir l’image de ces terroristes avant que leur retour soit légitimé.

Présent, ce dimanche, dans la ville de Kairouan, le chef du mouvement d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, a estimé que personne ne peut s’opposer au retour des terroristes au pays parce que la Tunisie ne peut se permettre d’imposer aux autres nations ces individus. Pour le chef d’Ennahdha, le terrorisme est une maladie qui requiert un traitement judiciaire et sécuritaire bien déterminé et que les ‘patients’ qui rentreront auront besoin de soins d’ordre culturel et psychiatrique.

Rappelons qu’hier, samedi, un rassemblement a été organisé devant le siège du Parlement regroupant des composantes de la société civile qui ont exprimé leur refus de voir les terroristes qui ont été impliqués dans des actes violents en Irak, en Syrie et ailleurs rentrer en Tunisie.

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