La présidence de la République n'a pas porté plainte contre Hamadi Khélifi indique une conseillère de Béji Caïd Essebsi

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SADA GARRACH
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“Je suis pour l’application de la loi!” a clamé, vendredi, la conseillère auprès de la présidence de la République chargée de la relation avec la société civile et des dossiers sociaux, Saida Garrach, sur les ondes de Shems FM, en commentant l’arrestation de Hamadi Khélifi à cause d'une publication Facebook visant le président de la République Béji Caïd Essebsi.

Interrogée sur son avis à propos de cette affaire, Garrach a indiqué que seule la loi peut trancher si sa publication était dans le cadre de l'humour ou une réelle incitation à la haine. “Avec un tel parcours, c’est bien dommage pour lui,” a-t-elle ajouté.

Garrach a noté que “Khélifi n’est pas comme les autres jeunes”. Elle a argué que ce dernier est un blogueur activiste au sein de la société civile qui a travaillé au sein de nombreuses organisations connues telles qu' I Watch et l’Instance Vérité et Dignité.

Elle a assuré, par ailleurs, que la présidence de la République n’a pas porté plainte contre lui et a souligné le dévouement de Béji Caïd Essebsi à garantir la liberté d’expression. Elle a toutefois, jugé d'inacceptable et d’irresponsable son acte.

Arrêté le 21 décembre courant, Hamadi Khélifi avait publié sur Facebook une photo montrant un des agents de la garde présidentielle derrière le président de la République avec un commentaire dans lequel il l’encourage à refaire le scénario dont a été victime l’ambassadeur russe à Ankara.

Par ailleurs, l'Instance Vérité et Dignité (IVD) a annoncé, jeudi soir dans un communiqué rendu public, qu'elle a mis un terme à la convention de stage de Hamadi Khélifi. Elle a déclaré que l’intéressé avait "commis une faute professionnelle" en transgressant le devoir d’impartialité et d’abstention comme le stipule la loi organique portant sur la justice.


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