Cinq femmes soupçonnées de liens avec un réseau de trafic de bébés arrêtées à Fès

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CRIME - La police a arrêté, mardi 20 décembre, cinq femmes soupçonnées d'avoir des liens avec un réseau criminel dédié au trafic de bébés.

Le démantèlement de ce réseau criminel est intervenu suite à l'interpellation de deux femmes servant d'intermédiaires et ayant des antécédents judiciaires, en flagrant délit de négociations à propos d'une opération de vente d'un nourrisson de 40 jours à une dame contre une somme de 2.500 dirhams, à proximité d'un établissement hospitalier dans la ville de Fès, indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

Les investigations ont permis d'arrêter la mère du nourrisson qui était destiné à la vente, ainsi qu'une autre femme enceinte qui proposait également son futur bébé à la vente, explique la DGSN.

Les mises en cause ont été placées en garde à vue et l'enquête se poursuit pour l’arrestation des autres complices impliqués dans cet acte criminel, ajoute la même source.

Des précédents

Ce n'est pas la première fois que de tels faits se produisent. En septembre dernier, une femme qui venait d'accoucher s'était fait voler son bébé dans un hôpital de Casablanca. Quelques jours après, le nourrisson avait finalement été retrouvé par la police et rendu à ses parents.

Mais l'affaire de trafic humain la plus scandaleuse remonte à avril 2013. A l'époque, un rapport d’enquête de l’Association du Rif pour les droits de l’Homme faisait état d'un scandale de trafic de bébés. Selon les chiffres avancés par l’association, 25.000 enfants ont été vendus à des Européens, notamment en Espagne depuis le milieu des années 70.

Le Maroc doit lutter davantage contre ce phénomène

Dans son rapport sur la traite moderne des humains dans le monde, rendu public en juillet 2016, le Département d'Etat américain plaçait le Maroc parmi les pays ne respectant pas les normes internationales de lutte contre ce phénomène.

Pourtant, le royaume avait adopté un mois plus tôt un projet de loi relatif à la lutte contre la traite des êtres humains dont l'objectif est d'adapter la législation nationale à celles internationales.