Trois questions au ministre des Affaires culturelles Mohamed Zinealabidine dans un entretien exclusif au HuffPost Tunisie

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MOHAMED ZINE EL ABIDINE
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À la tête du ministère des Affaires culturelles, Mohamed Zinealabidine a préféré ne donner aucune déclaration médiatique qu’après avoir accompli cent jours de travail. Suite à cela, le ministre a organisé une grande conférence de presse durant laquelle il a exposé ses lignes politiques, ses projets pour la culture tunisienne et l’état des lieux du ministère lorsqu’il y a été nommé.

Lors d’un entretien accordé au HuffPost Tunisie, le ministre des Affaires culturelles est revenu sur ses projets et sur ses ambitions d'ici 2019 (Si un remaniement n'a pas lieu, le mandat du gouvernement actuel prendra fin en 2019).

Le HuffPost Tunisie: La Tunisie pourrait obtenir une place dans le Guinness book des records grâce à la galerie d’art qui se trouve en plein centre ville de Tunis. Vous y croyez ?

Mohamed Zinealabidine: Parfaitement, la Tunisie pourrait bien figurer dans le Guinness book des records grâce à cette galerie d’art d’un kilomètre qui regroupe, quand-même, deux cent soixante postes et autres plastiques. Ces œuvres ont aussi de très grands formats ce qui pourrait fortifier nos chances. Je pense que l’on pourrait postuler pour cela et, si jamais on y arrivait, cela serait réellement quelque chose de bien.

Dès votre nomination, vous avez lancé un nouveau projet intitulé "Les cités des arts". Comment pourriez-vous nous présenter ce projet ?

Tout d’abord, il s’agit d’un art de proximité, un art pour tous, un art dans la rue qui bannit les frontières et qui arrive à prendre sa place dans les quartiers. Ce projet vise à ce que les citoyens s’approprient l’art pour qu’il devienne le leur.
Habituellement, l’espace est accaparé par les policiers, par les politiques etc. Grâce à ce projet, l’espace sera, aussi, accaparé par l’art. C’est un projet qui permet, aussi, d’avoir des espaces artistiques partout dans le pays.
On est contre le régionalisme et le centralisme et on pense qu’il est très important qu’il y ait des débats politiques dans la rue. Avec les cités des arts, toutes nos rencontres sont tenues dans les espaces publics pour les concertations et le recueil des projets culturels. Ce projet est tout simplement un espace de liberté.

Quels sont vos objectifs d'ici la fin de votre mandat?

C’est de réaliser, justement, toutes les ambitions pour une vraie réforme culturelle, juridique, institutionnelle, administrative, créative où réellement l’art est partout dans le pays. Pour ne pas exagérer, je dirai que l’on fera tout pour que l’art soit présent dans la majorité des espaces publics. Chacun aura une vision pour l’art et cela, si l’on arrivait à le généraliser, sera très satisfaisant pour moi.

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