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Tourisme: La destination Maroc en "résilience" selon l'ONMT

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MOROCCO TOURISM
Chinese tourists visit the Hassan II Mosque in Casablanca, October 6, 2016. REUTERS/Youssef Boudlal | Youssef Boudlal / Reuters
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TOURISME - Dans un "environnement international extrêmement difficile", l'industrie touristique marocaine résiste bien. C'est en somme le message qu'a voulu faire passer l'Office national marocain du tourisme (ONMT) et la Confédération nationale du tourisme (CNT) pendant le point de presse organisé lundi 19 décembre à Casablanca, pour la présentation du bilan annuel du secteur pour 2016 et ses perspectives pour l'année prochaine.

Selon Abderrafie Zouiten, directeur général de l'ONMT, les recettes touristiques en devises ont enregistré un "pic historique" en 2016, avec une hausse de +4,1% pour atteindre 59,4 milliards de dirhams à fin novembre 2016.

"Ces recettes placent le secteur du tourisme en première position en termes de contribution aux réserves des devises du pays", explique le responsable de l'office.

Pour ce qui est des arrivées, "on devrait finir l'année à plus 1,5%" de croissance.

Six fois plus de touristes chinois

Si une "telle performance" a été rendue possible, c'est principalement grâce à l'adoption d'une stratégie de diversification des marchés cibles, ont fait savoir les responsables. A fin novembre 2016, les arrivées des touristes russes ont enregistré une progression de 300% sur Agadir.

Les arrivées en provenance de la Chine ont, elles, été multipliées par six, depuis la décision de suppression du visa pour les touristes du pays.

"La décision de suppression de visas prise par le roi Mohammed VI a donné une impulsion nette, même s'il n'y a toujours pas de vol direct entre la Chine et le Maroc et même si c'est un pays qui est loin", commente Abderrafie Zouiten.

"Avant l'entrée en vigueur de cette mesure, nous recevions 800 à 1.000 touristes chinois par mois. Aujourd'hui, nous sommes à 6.000, voire 7.000 Chinois par mois. Ce qui fait que l'année prochaine, on devrait s'approcher des 100.000 touristes en provenance de Chine", poursuit-il.

Selon lui, le "marché allemand connaît également une progression extrêmement interessante depuis novembre, avec l'introduction notamment d'un nouveau tour opérateur, FTI Voyages et d'un partenaire avec le groupe Atlas Hospitality".

De nouvelles bases aériennes en 2017

L'ONMT a par ailleurs fait savoir qu'elle tablait sur plusieurs projets pour l'année 2017. L'office veut d'abord renforcer l'accessibilité aérienne des différentes régions marocaines et mettre en place des prix attractifs pour inciter les touristes à s'y rendre.

Pour ce faire, de nouvelles bases aériennes devraient être installées progressivement au Maroc. Deux d'entre elles seront opérationnelles dès le mois d'avril 2017 à Fès et Agadir, alors que d'autres devraient suivre dans des villes comme Tanger et Marrakech. Les noms des compagnies aériennes concernées n'ont toutefois pas été précisées par l'office.

Aussi, selon Zouiten, "plusieurs compagnies ont programmé la destination Maroc, avec notamment le retour d'Air France sur la ligne Paris-Charles-de-Gaulle- Marrakech qui sera une bonne opportunité pour travailler le hub et les long-courriers. C'est le cas aussi pour d'autres compagnies low-cost comme Air Arabia, EasyJet, Ryanair ou encore Visair qui a lancé récemment une ligne Varsovie-Agadir. C'est l'équivalent de pratiquement 500.000 sièges qui seront injectés en 2017", a-t-il estimé.

En 2017, l’ONMT compte aussi "continuer et renforcer" sa communication digitale par la mise en ligne d'un nouveau portail Visitmorocco.com, qui sera accessible en onze langues, dès janvier 2017. Et pour construire une bonne réputation du Maroc sur les réseaux sociaux, l'office a pris l'initiative d'inviter plusieurs blogueurs de différents pays à découvrir le Maroc. "Cela ne nous coûte pas énormément, mais les retombées sont importantes".

L'autre "levier" sur lequel travaillent l'office et la CNT actuellement est celui du "tourisme dans l'arrière-pays", en d'autres termes le tourisme chez l'habitant, en zone rurale ou reculée et qui séduit selon eux de plus en plus de touristes dans le monde.

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