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Alep, la diplomatie algérienne dit tout haut ce qu'elle pensait tout bas

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LAMAMRA
ADDIS ABABA, ETHIOPIA - JANUARY 28: Algeria's Foreign Minister Ramtan Lamamra attends the 5th meeting of International Contact Group for Libya, at the African Union headquarters in Addis Ababa, Ethiopia on January 28, 2016. (Photo by Minasse Wondimu Hailu/Anadolu Agency/Getty Images) | Anadolu Agency via Getty Images
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"A Alep, l'Etat syrien à réussi à recouvrer sa souveraineté et à reconquérir la ville", a déclaré à la presse le 18 décembre le chef de la diplomatie algérienne en marge des séances de la deuxième journée du 4ème Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique qui se tient à Oran.

Cette déclaration qui parait tranchante s'inscrivait dans le cadre de sa réplique sur le delirium publié sur le journal belge La libre Belgique.

"A Alep, l'Etat syrien à réussi à recouvrer sa souveraineté et à reconquérir la ville", en utilisant ces mots clairs, le ministre d'Etat, ministre des Affaires Etrangères, exprime une position sans équivoque de la diplomatie algérienne.

"Devant la défaite du terrorisme à Alep, ils croient pouvoir transposer leur fantasme en Algérie", a affirmé M. Lamamra en référence à la tribune publié sur le journal belge susdit, pour qui "pareils propos méritent peu de cas".

Pour un fin observateur, "la diplomatie algérienne n'a pas bougé sur le fond". Le fait marquant, relève-t-il cependant, est "sa franche expression". "Pour la première fois depuis le début de la crise syrienne, l'Algérie ne fait plus profil bas et exprime clairement ce qu'elle pense".

Au sein de l'opinion algérienne les avis sont très contrastées. Une partie des Algériens, notamment les islamistes, soutient la rébellion contre le régime de Bachar al Assad.

Une autre partie, très importante pour ne pas dire majoritaire, reste dans la tradition "anti-impérialiste" et voit dans la crise syrienne une conjugaison d'ingérences externes.

Ce qui s'est passé en Libye a retourné une grande partie de l'opinion publique contre le "printemps arabe". Son impact sur l'opinion algérienne a été sans appel.

L'opposition de l'Algérie à l'exclusion de la Syrie de la Ligue arabe et de l'Organisation de la coopération islamique en 2012, n'a pas suscité le courroux de l'opinion publique. Bien, au contraire. Une majorité d'Algériens s'était félicité alors de la constance de leur diplomatie.

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