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Dégradation de l'image de l'Algérie à l'étranger

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MOHAMED TAMALT
Relatives and friends carry the body of British-Algerian journalist Mohamed Tamalt as mourners walk towards the cemetery during his funeral, on December 12, 2016 in Algiers.Mohamed Tamalt died on December 11, 2016 after having staged a hunger strike to protest a two-year jail term for offending Algeria's president in a poem posted online, his lawyer said. / AFP / RYAD KRAMDI (Photo credit should read RYAD KRAMDI/AFP/Getty Images) | AFP via Getty Images
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L'image que renvoie l'Algérie ces derniers mois n'est pas des plus reluisantes. Bien au contraire. Depuis l'Affaire Mounia Meslem et jusqu’à la mort d'un journaliste gréviste de la faim, en passant par les expulsions des migrants subsahariens, la question des droits de l'Homme et de la liberté d'expression en Algérie fait les choux gras des médias internationaux et alimente les communications des ONG.

Le dernier éditorial du grand journal américains le New York Times, est le dernier témoignage d'une image ternie.

Sous le titre de "Extinguishing Free Expression in Algeria" (Liberté d'expression en voie d’extinction en Algérie), le prestigieux journal new-yorkais "rappelle que les dernières réformes constitutionnelles algériennes étaient prometteuse dans le sens où elles graissaient la liberté de rassemblement et d'expression". Seulement, ajoute-ton de même source, "la vérité est tout autre. Un journaliste a été emprisonné pour ses publications sur facebook".

Rappelant la mort du journaliste Mohamed Tamalt suite à son incarcération et la grève de la faim qu'il a mené, éditorialiste du New York Times, souligne aussi, l'affaire de la télévision El Khabar et l'emprisonnement de Mehdi Benaissa, ex-directeur général de la télévision KBC de l'Algérie et le producteur Ryad Hartouf mis en prison pour des histoires d'autorisation sur fond d’émissions critiques envers le régime.

Pendant que l'étau se resserre sur les medias et blogueurs en Algérie, le pouvoir algérien, ajoute le journal ne "trouve toujours pas de solutions aux problèmes de l'Algérie qui reste totalement dépendante de ses ressources pétrolières".

La dissidence n'est donc, pas le vrai danger, en Algérie, mais "elle n'en sera que plus grand si les pressions sur les libertés s’accentuent".

De leurs côté les ONG, Reporters sans frontières, Amnesty international et Human Right Watch n'ont pas économisé leurs efforts pour dénoncer des situations "inquiétantes" et appeler "à des enquêtes sur la mort du journaliste Mohamed Tamalt".

Les ONG des droits de l'Homme mettent l'accent aussi sur "les expulsions des migrants subsahariens" et les "abus commis lors de leur rapatriement".

C'est dire que les échos que renvoie le pays sont loin d'être celle d'une démocratie en voie de construction.

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