Crise Libyenne: le maréchal Khalifa Haftar à Alger

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General Khalifa Haftar, AFP/Getty Images) | ABDULLAH DOMA via Getty Images
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Arrivé à Alger ce matin, le maréchal libyen Khalifa Haftar s'est entretenu avec Le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, M. Abdelkader Messahel.

Les entretiens, rapporte l'Agence de presse algérienne (APS) ont porté "exclusivement sur les développements de la situation politico-sécuritaire que connait la Libye et les moyens à même d'encourager le rétablissement rapide de la stabilité et de la sécurité dans ce pays".

M. Messahel a saisi cette occasion pour rappeler les efforts que l'Algérie "n'a cessé de déployer en vue d'encourager les parties libyennes à atteindre un accord consensuel pour le règlement de la crise" dans ce pays.

Dans ce contexte, il a réitéré la position "constante" de l'Algérie en faveur de la solution politique au conflit en Libye, dans le cadre de "la mise en oeuvre de l'Accord politique, conclu par les parties libyennes le 17 décembre 2015, à travers le dialogue inclusif inter-libyen et la réconciliation nationale, seuls à même de préserver l'unité et l'intégrité territoriale de la Libye, sa souveraineté et sa cohésion nationale et de mettre, ainsi, fin définitivement à la crise qui affecte durement le peuple frère libyen".

Depuis Oran où il préside le Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a affirmé de son côté, que les pays voisins devraient être des parties de la solution à la crise en Libye.

"L'Algérie considère que les frères voisins libyens ne devaient pas être les seules parties du problème. Les pays voisins pourraient collectivement être des parties de la solution", a déclaré M. Lamamra à la presse, en marge de la deuxième journée du Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique.

"Ces pays ont le droit de faire partie de la solution à la crise en Libye, parce que ce sont eux qui vivent les conséquences préjudiciables immédiates de cette situation", a-t-il soutenu, tout en rappelant l'importance de l'initiative
lancée par Alger, en mai 2014, pour la constitution d'un groupe des pays voisins pour la Libye.

A cette occasion, le chef de la diplomatie algérienne a appelé à saisir l'opportunité de l'action engagée par l'Union Africaine, lors de son dernier sommet, pour réactiver le comité des cinq chefs d'Etat africains, initié en 2011, pour aider à trouver les solutions à la crise libyenne.

M. Lamamra a estimé que "tous les acteurs travaillent la main dans la main afin que ce pays puisse reconstituer ses principales institutions". Il a également déploré le fait qu'après la chute de l'ancien régime libyen, la communauté internationale n'a pas été "activement engagée" dans la reconstruction de cet Etat.

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