Au Maroc, 92 prisonniers sont dans les couloirs de la mort

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PEINE CAPITALE - A une semaine de la réunion de l'Assemblée générale des Nations unies, qui doit se tenir le 23 décembre, pour l'adoption d'un moratoire universel sur les exécutions de la peine de mort, la Coalition marocaine pour l'abolition de la peine de mort a appelé, jeudi 15 décembre, lors d'une conférence de presse tenue à Rabat, les autorités à voter en sa faveur.

Selon Abderrahim El Jamai, coordinateur de la coalition cité par l'agence de presse EFE, 92 prisonniers se trouvent aujourd'hui "dans les couloirs de la mort". Cinq d'entre eux ont été condamnés l'année dernière, alors que 35 autres ont vu leur peine capitale remplacée par des peines de prison, après une grâce royale.

Ces prisonniers sont dans un "état lamentable" à cause de "l'isolement dans lequel ils vivent, le manque d'assistance sociale et médicale et de soutien familial", regrette l'avocat selon qui, la plupart des condamnés à mort au Maroc sont placés dans la prison de Kénitra.

"Le Maroc doit harmoniser sa législation avec les accords internationaux et dispositifs de sa nouvelle Constitution de 2011, qui protège le droit à la vie", a ajouté le militant.

Pour faire en sorte que le Maroc vote en faveur du projet de moratoire universel sur la peine capitale, la coalition a lancé jeudi une nouvelle compagne de sensibilisation dans ce sens.

Au Maroc, si les condamnations à la peine capitale sont toujours prononcées par la justice, aucun condamné n’a été exécuté depuis 1993, date à laquelle le commissaire Mohamed Mustapha Tabit avait été condamné à mort pour plusieurs viols ainsi que la commercialisation de cassettes vidéos des crimes.

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