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Les enquêteurs sud-coréens veulent perquisitionner la présidence

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PARK GEUNHYE
SEOUL, SOUTH KOREA - DECEMBER 15: Choi Kyung-Hee, former president of Ewha Womans University, answers questions during a parliamentary hearing over the Choi Soon-sil gate probe at the National Assembly on December 15, 2016 in Seoul, South Korea. South Korea started the fourth round of a parliament hearing on the corruption scandal involving impeached President Park Geun-Hye. (Photo by Kim Min-Hee-Pool/Getty Images) | Pool via Getty Images
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L'équipe d'investigateurs indépendants enquêtant sur le scandale de corruption qui a valu à la présidente sud-coréenne, Park Geun-Hye, d'être destituée veut perquisitionner ses bureaux au grand dam de ses collaborateurs, rapportent des médias vendredi.

Le scandale, centré sur une amie de 40 ans de la présidente, Choi Soon-Sil arrêtée pour extorsion et fraude, a débouché sur des manifestations monstre et un vote parlementaire de destitution le 9 décembre.

Mme Park est soupçonnée de complicité avec sa confidente de l'ombre, laquelle est accusée d'avoir forcé des conglomérats comme Samsung à verser des "dons" à deux fondations douteuses dont Mme Choi se servait comme tirelire personnelle.

"Nous en sommes venus à considérer qu'il est nécessaire de perquisitionner certaines parties de la Maison Bleue", la présidence sud-coréenne, a déclaré Lee Kyu-Chul, porte-parole de l'équipe indépendante qui travaille sur cette affaire.

Cette équipe composée d'anciens procureurs, policiers, juges ou avocats a été nommée par les députés et a pris le relais récemment des enquêteurs du parquet.

Ces derniers avaient également cherché à perquisitionner les bureaux de Mme Park mais s'étaient vu refuser l'entrée de la Maison Bleue.

Les services présidentiels s'opposent à toute perquisition, citant une disposition du code pénal qui interdit ce type d'opération dans des locaux officiels considérés comme revêtant une importance militaire.

"Nous sommes en train d'étudier en profondeur les moyens juridiques de contrer les arguments de la Maison Bleue", a ajouté M. Lee, ajoutant que les enquêteurs voulaient aussi entendre Mme Park.

Le parquet avait parlé de Mme Park comme d'une "suspecte", une première pour un chef de l'Etat en exercice.

Mme Park est également accusée d'avoir donné l'ordre à ses collaborateurs de transmettre à Mme Choi --qui n'avait pas la moindre fonction officielle-- des documents confidentiels et de lui avoir permis de se mêler des affaires
de l'Etat, jusqu'à avoir son mot à dire dans les nominations au sommet.

La destitution de Mme Park doit encore être validée par la Cour constitutionnelle, ce qui pourrait prendre jusqu'à six mois.

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