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En une des "Inrockuptibles", Leïla Slimani raconte son année 2016

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LEILA SLIMANI LES INROCKUPTIBLES
Benni Valsson pour Les Inrockuptibles
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PRESSE - C'est bientôt la fin de l'année. Le moment de faire le bilan, d'évoquer ses souvenirs les plus marquants et de dresser la liste de ses bonnes résolutions (que l'on ne tiendra probablement jamais).

L'écrivain franco-marocaine Leïla Slimani a joué le jeu en publiant un récit de son année dans le dernier numéro de l'hebdomadaire culturel Les Inrockuptibles, en kiosque depuis le 14 décembre. L'écrivain et journaliste goncourisée pour son dernier roman Chanson Douce fait d'ailleurs la une de ce numéro best-of, aux côtés du groupe de musique français La Femme et de l'actrice franco-belge Virgine Efira.

Titré "Avec la littérature, je suis affranchie de toutes les assignations", le récit de Leïla Slimani se développe au fil des saisons, qui rythment le quotidien de l'auteure, mais aussi ses élans d'inspiration.

Leïla Slimani affirme que l'hiver est sa saison préférée. "J'aime ce que d'autres détestent", écrit-elle, en énumérant la morosité, le froid et la grisaille.

A part l'écriture de sa Chanson douce, la vie de Leïla Slimani, comme celle du reste du monde, certainement, a été ponctuée par les mêmes sujets: islam, terrorisme et attentats. Des sujets que ne supporte visiblement plus l'auteure. "Je n’ai plus envie de donner mon avis, moi qu’on appelle parfois pour écrire sur les femmes musulmanes, le terrorisme, l’identité. Je suis aux abonnés absents", poursuit-elle.

Au fil des lignes, Slimani raconte sa rencontre avec un chauffeur de taxi à Casablanca qui lui a raconté son tour d'Europe, la première fois qu'elle a tenu son dernier roman entre les mains, ou encore ce 3 novembre inoubliable où elle a décroché le précieux sésame.

"Je me souviens des moindres détails de cette journée. Du soleil le matin sur la rue des Abbesses où j’ai bu un café, de mon arrivée chez Gallimard, des rires de mon éditeur, de l’empoignade des journalistes devant chez Drouant. Je me souviens du goût de la tarte à l’ananas, des mots prononcés, de la force des accolades. De ma joie aussi, si grande, si pure. Du regard de ma mère", se rappelle la journaliste et écrivain.

Et comme chaque année, les saisons s'enchaînent dans un cycle monotone mais toujours chargé de nouveautés. Après l'hiver qu'elle adule, le printemps et l'été qui l'oppressent, vient ensuite l'automne avant de céder à sa saison préférée. "Bientôt l’hiver reviendra et j’irai me cacher au fond du couloir, dans ma maison normande. La plus belle saison commencera", conclut-elle.

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