Destiné aux objets connectés : Kaspersky lance son propre système d'exploitation

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KASPERSKY
KAZAN, RUSSIA - OCTOBER 13, 2016: Russia's Kaspersky Lab CEO and Chairman Eugene Kaspersky speaks at a plenary meeting titled 'Cybersecurity in the Face of New Challenges and Threats' as part of the Finopolis 2016 forum of innovative financial technologies, held at the Korston Hotel & Mall. Yegor Aleyev/TASS (Photo by Yegor Aleyev\TASS via Getty Images) | Yegor Aleyev via Getty Images
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Présenté comme le "plus sécurisé", l’OS de Kaspersky n’a pas d’autre nom. Il n’est pas destiné, du moins pour l’instant à équiper des machines type PC, ni d’être grand public. Il s’agit d’une "boite noire", appelée "commutateur de niveau 3", fabriquée par Kraftway Corporation, une des "plus grandes sociétés IT" en Russie, qui embarque le système d’exploitation de Kaspersky.

"Cette technologie sera appliquée à d’autres objets connectés à Internet, autrement dit l’Internet des Objet (IdO). Pourquoi ? Parce que ce système s’avère tout simplement idéal pour les applications où une petite plateforme, optimisée et sécurisée est nécessaire", explique Eugène Kaspersky.

Les fonctionnalités de l’OS telles que décrites sur ce blog concernent l’architecture du noyau du système, la sécurité, comment le code de l’OS a été écrit. Les trois fonctionnalités décrites concernent principalement ce qui le différence des autres OS, à savoir Windows, Mac OS, et Linux.

L’OS de Kaspersky est donc "basé sur une architecture (…) qui permet d’assembler à partir de "blocs", différentes modifications du système d’exploitation selon les exigences spécifiques d’un client". Ce qui le différencie également c’est qu’il "doté d’un système de sécurité intégré, qui contrôle le fonctionnement des applications et les modules du système d’exploitation". Ainsi, explique le blog, "pour pirater cette plateforme, un cybercriminel aurait besoin de rompre la signature numérique, qui à n’importe quel moment avant l’introduction d’ordinateurs quantiques, coûterait excessivement cher".

Et concernant sa conception, l’OS de Kaspersky a été écrit "en partant de zéro", "pas même la moindre trace de Linux".
En fait, le projet "11-11" (11 novembre, date de sortie), nom donné à l’OS de Kaspersky, est né sur papier il y a 14 ans. Outre l’idée d’un nouveau OS, les initiateurs du projets voulaient dès le départ concevoir un système d’exploitation qui serait en principe impossible à pirater ?", écrit Eugène Kaspersky.
Il explique qu’en matière de démarche de sécurité, il a été décidé dès le départ que l’OS "doit assurer une base pour le développement" aussi bien des "systèmes de contrôle industriels protégés" que des "appareils intégrés protégés, y compris l’IdO".

Protéger les infrastructures critiques

Dans sa présentation "bande-annonce", Eugène Kaspersky affirme l’importance de "protéger l’IdO, et bien évidemment les infrastructures critiques (industrie, transport, télécoms, etc.) des menaces informatiques", par la création de dispositifs "pratiquement impossible de les pirater". L’auteur promet de revenir avec "plus de détail"sur "notre système d’exploitation sécurisé".

L’OS de Kaspersky est qualifié de "Mystérieux" par certains commentateurs vu le peu d’informations donnée par l’éditeur de logiciel sur l’aspect le plus vanté à savoir la sécurité. "Reste désormais à savoir si Kaspersky OS sera suffisamment ouvert pour s'imposer comme un standard d'avenir et si les constructeurs osent miser sur cet OS qui reste encore mystérieux pour proposer des solutions sécurisées à leurs clients", concluait le site "Génération Nouvelles Technologies" un article consacré au sujet. Même interrogation chez "Next INpact" qui dit avoir "aimé savoir notamment un peu plus en détails comment fonctionne la surveillance des programmes et ce qui rend l’ensemble si inviolable".

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