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Le Tunisien et son environnement: Une étude vous explique cette relation si particulière

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TUNISIA TRASH
FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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Plus de 80% des Tunisiens approuvent qu'une amende soit imposée à toute personne qui jetterait des déchets dans l’espace public, c’est ce qu’a révélé, jeudi, une étude réalisée par la fondation allemande Heinrich Böll en partenariat avec le bureau d'études One to One pour les recherches et sondages.

Conscients de l’importance des problèmes environnementaux, 75% des Tunisiens interrogés assurent qu’ils sont prêts à changer leurs habitudes de consommation et approuvent l’abandon des sacs plastiques, annoncent les résultats du sondage effectué du 14 au 30 novembre dernier sur un échantillon de 1000 Tunisiens en âge de voter et répartis sur les 24 gouvernorats. Plus encore, un tiers des Tunisiens sont pour le fait de payer plus de taxes pour plus de propreté dans leur zone d’habitation.

Selon ce sondage, presque 60% des Tunisiens sont fortement concernés par la question environnementale quoiqu’elle ne figure pas à la tête de leurs préoccupations, et ce contrairement aux questions politiques et économiques.

Quels sont les principaux problèmes environnementaux perçus par les Tunisiens?

La majorité des réponses des sondés se sont concentrées sur les problèmes des déchets et de la pollution. Les questions relatives au changement climatique et aux énergies renouvelables ne sont pas encore à l’ordre du jour dans l’esprit du Tunisien.

L’étude a montré, par ailleurs, que les problèmes varient d’une région à une autre. Par exemple, la région du Sud est plus préoccupée par le manque de ressources hydriques et de la pollution d’air tandis que celle du Nord se focalise plutôt sur la qualité de l’eau potable et du traitement des déchets ménagers.

A qui la responsabilité?

26,3% des interrogés ont accusé les municipalités d’être derrière la détérioration de la situation environnementale, mais également leur propre responsabilité avec un taux de 20,5%. “C’est une responsabilité partagée entre la municipalité, le gouvernement et le citoyen,” a indiqué la coordinatrice d’études One to One pour les recherches et sondages, Imène Mezliti, au Huffpost Tunisie, en soulignant la nécessité de mettre en place une démarche participative pour résoudre les problèmes environnementaux.

Au delà des chiffres

“Sur la base de cette étude, trois workshops seront organisés par la suite pour analyser les données collectées avec des parlementaires et des représentants de la société civile,” a expliqué Wafa Ben Haj Omar, program coordinator.
Les résultats de cette étude seront également présentés au ministère de l’Environnement et de développement durable, a-t-elle ajouté, afin d’adopter les stratégies environnementales futures aux attentes des citoyens.

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