Mohammed VI étudie la faisabilité technique et le financement du projet de gazoduc

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Mohammed VI étudie la faisabilité technique et le financement projet de gazoduc | MAP
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FINANCEMENT - Une dizaine de jours après l'annonce de lancement du projet de gazoduc, qui vise à relier les ressources gazières du Nigéria, celles de plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et le Maroc, le roi Mohammed VI a présidé mardi 13 décembre à Casablanca une séance de travail consacrée à cet ambitieux projet.

Séance qui "a connu la participation de hauts responsables nigérians désignés par le président de la république fédérale du Nigéria", Muhammadu Buhari, indique le cabinet royal dans un communiqué. Les discussions ont notamment porté sur "la faisabilité technique et le financement du projet", selon cette source.

Du côté marocain, ont pris part à cette séance de travail, entre autres, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, les conseillers royaux Fouad Ali El Himma et Yassir Zenagui, le ministre des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar, le patron de l'OCP Mostafa Terrab ou encore le directeur de Masen Mustapha Bakkoury.

Samedi 3 décembre au palais présidentiel à Abuja, le roi et le président nigérian Muhammadu Buhari avaient présidé la cérémonie de lancement du projet de réalisation de ce gazoduc régional.

Les deux chefs d'Etat avaient déjà eu l'occasion de discuter de ce projet en marge de la COP22, qui s'est tenue mi-novembre à Marrakech, et à laquelle a assisté le président nigérian.

"Le pipeline sera conçu avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d'accélérer les projets d’électrification dans toute la région, servant ainsi de base pour la création d’un marché régional compétitif de l’électricité", avaient précisé les ministres des Affaires étrangères marocain et nigérian dans un communiqué conjoint lors de la cérémonie.

Ce gazoduc sera "susceptible d’être relié au marché européen de l’énergie et de développer des pôles industriels intégrés dans la sous-région dans des secteurs tels que l’industrie, l’agro-business et les engrais", avaient souligné Salaheddine Mezouar et Geoffrey Onyeama.

Si le coût de ce projet n'a pas encore été dévoilé, il est évalué à plusieurs milliards de dollars. En 2012, l'Algérie avait entamé des négociations avec le gouvernement nigérian en vue d’un projet similaire, mais le projet a finalement été abandonné.

Il y a deux ans, le Maroc, dépourvu d'énergies fossiles, avait lancé un plan gazier pour faire passer la consommation de gaz naturel du royaume de 0,9 milliard de m3 en 2014 à 5 milliards de m3 en 2025 pour produire de l’électricité et fournir l’industrie.

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