La mort en prison du journaliste Mohamed Tamalt dans les médias internationaux

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La mort en prison du journaliste et blogueur algérien Mohamed Tamalt incarcéré depuis le mois de juillet, qui choque en Algérien est largement rapportée dans la presse internationale. Avec une insistance particulière sur le fait qu'il a été poursuivi pour "offense au chef de l'Etat".

De la Grande Bretagne, dont il était aussi porteur de la nationalité, aux Etats-Unis, d'Espagne en Croatie, de nombreux journaux rapportent aujourd'hui cette "terrible" nouvelle en mettant en exergue " son incarcération pour "insulte aux chef de l'Etat et à d'"autres hauts fonctionnaires".

Ainsi le prestigieux Guradian, écrit que Mohamed Tamalt est mort en prison après avoir " publié sur Facebook un poème où il critiquait le président Bouteflika". Le journal a également rapporté la condamnation de "Reporters sans frontières" et l'exigence d'une enquête de "Amnesty international".

Sur le site du médias américain Fox News, on peut lire sous le titre "mort d'un journaliste algérien en grève de la faim", que le défunt "a été condamné pour des publications sur son compte Facebook jugées attentatoires aux institutions de l'Etat et au président de la République".

De son côté le journal espagnol El Mundo rapporte la même information sous le titre " Amnesty International exige une enquête sur la mort d'un journaliste algérien en prison"

Le journal souligne que le journaliste est mort suite à une grève de la faim qui l'a affaiblit. Il relève également que la condamnation de Mohamed Tamalt était en relation avec la publication d'une série d'articles sur sa page web et qui ont été jugées insultantes à la personne du chef de l'Etat.

Sur le journal italien La Stampa, on peut lire "Mort en prison du blogueur Tamalt après de vives critiques du Président Bouteflika". Le journal écrit que "Tamalt est mort en prison uniquement pour avoir critiqué le Président Bouteflika sur son blog".

Quant au journal croatee 24 Sata il a titré son article "Mort d'un journaliste algérien après trois mois de grève de la faim". Le rédacteur de l'article, souligne lui aussi, que la condamnation du journaliste intervient après des publications jugées insultantes à Bouteflika".

Pour protester contre son incarcération, poursuit le même journal, le journaliste a entamé une grève de la faim qui a duré trois mois et qui a fini par l'emporter". La presse française a également fait de larges échos de ce triste événement. Tout de suite après la publication de la dépêche de l'Agence de presse fraçaise AFP, les journaux français ont relayé l'info.

De Libération à RFI, en passant par Le Monde, LCI, Le Figaro et RTL, pour ne citer que ces médias, le décès du journaliste Mohamed Tamalt est largement repris. Les condamnations de RSF et l'exigence d'enquête de Amnesty international sont également mis en exergue par ces mêmes médias.

S'il est normal que les médias étrangers se saisissent de ce triste événement, l'Etat algérien aurait pu se passer largement d'une telle "publicité".

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