La gouvernance locale: Cheval de bataille de Neila Akrimi, directrice du Centre International de Développement pour la Gouvernance Locale Innovant

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CILG
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A l’heure où la Tunisie se prépare pour les prochaines élections municipales, la question du nouveau modèle de gouvernance locale que le pays doit mettre en place est plus que jamais d’actualité. La société civile est, à ce titre, amenée à prendre une place importante dans la création d’une démocratie réellement participative et consultative.
Car, à travers les municipalités, le citoyen peut participer concrètement à la démocratie locale et contribuer à trouver des solutions aux problèmes de sa région.

Avec ses 350 municipalités, la Tunisie est parmi les pays du Maghreb ayant le taux d’urbanisation le plus élevé. Un atout qui met en relief le rôle clé des municipalités et des administrations locales qui seront désormais considérées comme le pivot de toute démocratie, le cœur même du développement économique, social et culturel.

C'est dans ce cadre et lors du 5ème anniversaire des activités en Tunisie du Centre International de Développement pour la Gouvernance Locale Innovante (CILG-VNGi) que Neila Akrimi, directrice de ladite institution, a souligné la nécessité de trouver des solutions "du bas vers le haut" pour être en phase avec les réalités et garantir une durabilité de l’action et des résultats estimés.

Ce centre dispose, en effet, d'un réseau de consultants internationaux, régionaux et nationaux et gère, à partir de Tunis, un nombre de programmes axés sur l’appui à la gouvernance locale démocratique et au développement économique dans la région, d'après sa directrice.

Celle-ci a insisté sur l’engagement de son centre à contribuer à la promotion de l’égalité des genres dans les processus de décentralisation et de préparation des élections municipales.

Le CILG-VNGi appuie, selon elle, les pratiques de gestion locale décentralisée par des stratégies de développement des villes, basées notamment sur la culture de transparence, de participation citoyenne active des jeunes et de parité homme-femme.

Ce centre est, également, parmi les premiers qui se sont engagés en matière de promotion de projets de partenariat public privé (PPP) au niveau des municipalités. Une enveloppe de 1640 mille dinars a été réservée dans ce cadre pour la promotion de projets pilotes en faveurs de municipalités engagées dans le programme et dont le nombre s’élève à 18. En plus des 700 mille dinars qui ont été versés pour des projets associatifs, précise un communiqué du centre.

« Nous avons été la 1ère structure internationale à signer une convention avec le gouvernement d'entente nationale en Libye » a, en outre, indiqué Akrimi indiquant que la question de coopération transfrontalière tuniso-libyenne figure parmi les activités de son organisme.

Quant aux financements du centre, Akrimi a rappelé que le CILG est financé par des fonds gouvernementaux provenant du royaume des Pays-Bas. « Nous avons débuté avec 600 mille euros obtenus auprès du gouvernement néerlandais, cette somme a été doublée par la suite. Nous l’avons arrachée pour la Tunisie » a-t-elle lancé .

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