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Béji Caïd Essebsi au cœur de la polémique à cause de ses récentes déclarations: Il se dit contre la loi du repentir!

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ESSEBSI
EMMANUEL DUNAND/AFP/Getty Images
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Lors d’une interview accordée à l’AFP, le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a indiqué que la Tunisie refusera catégoriquement de gracier les terroristes tunisiens qui combattent dans les rangs des organisations terroristes après leurs années passées en Irak, en Syrie ou encore en Libye.

Toutefois, et lors d’un entretien donné à la chaîne Euronews, le chef de l’Etat a expliqué que la Constitution tunisienne garantit le droit à tous les Tunisiens pour qu’ils puissent rentrer au pays et que les prisons du pays sont saturés. De ce fait, et toujours selon le président de la République, la Tunisie traitera tous les dossiers des "terroristes revenants" sur les niveaux politique et sécuritaire et ce sans violer aucune loi et aucun principe constitutionnel.

Ces déclarations n’ont pas manqué de provoquer la révolte de plusieurs citoyens et analystes qui y ont vu le début du lancement de la fameuse loi du repentir.

Suite à la grande polémique provoquée par cette succession de déclarations, la présidence de la République a publié un communiqué où elle explique le contexte des propos du chef de l’Etat.

Précisant que le chef de l’Etat est garant du respect de la constitution dont l’article 25 stipule qu’il est interdit de déchoir tout citoyen de sa nationalité, de l’exiler, de l’extrader ou de l’empêcher de retourner à sa patrie, le communiqué a insisté sur l’importance sur le fait que le retour au pays est un droit constitutionnel qui ne peut être violé sous aucun prétexte. Et d’ajouter que la loi fixe les modalités relatives aux droits et aux libertés qui sont garantis dans cette constitution ainsi que les conditions de leur exercice sans porter atteinte à leur essence.

Quelques temps après la publication de ce communiqué, Béji Caïd Essebsi a accordé une autre interview à Al Arabia.net où il est revenu sur sa position. Le président de la République a dit qu’il refuse catégoriquement de gracier les terroristes tunisiens qui combattent dans les rangs des organismes terroristes à l’instar de Daech ou encore d’Al Qaeda. Par ailleurs, Béji Caïd Essebsi a assuré être totalement opposé à ce que l’on appelle la loi du repentir et a insisté sur la nécessité de traduire tous les terroristes devant la justice.

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