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Le FFS annonce officiellement sa participation aux élections de 2017

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BOUCHAFA
twitter/rachid Chaibi
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Le Front des Forces Socialistes (FFS) a annoncé officiellement samedi à Alger sa décision de participer aux prochaines élections législatives et locales prévues en 2017.

Cette décision a été prise à "l'unanimité" à l'issue du Conseil national du FFS, réuni vendredi à Alger, a annoncé le Premier secrétaire du parti, Abdelmalek Bouchafa lors d'une conférence de presse.

Une source sure du FFS avait indiqué vendredi en soirée que cette formation politique allait prendre part aux législatives de 2017.

M. Bouchafa a expliqué la participation de son parti à ces élections par le souci de "mobiliser les citoyens, la société civile et tous les acteurs du changement, autour du projet de reconstruction du consensus national pour sortir le pays de la crise".

M. Bouchafa, a appelé, à cet occasion, les militants à "exploiter" la prochaine campagne électorale pour "assurer le succès" de cette participation, en "approfondissant" le débat dans l'espace public, et en "tirant profit" de l'accès aux médias durant cette campagne, à travers la sensibilisation pour créer "une dynamique citoyenne" afin de "créer le changement" et "refonder l'Etat sur la base du droit et des principes démocratiques".

Pour sa part, l'ancien Premier secrétaire du parti et actuel membre de l'instance présidentielle, Ali Laskri a indiqué que c'était une "décision politique" dans le cadre de la "dynamique de la reconstruction du consensus national", ajoutant que si "des partis souhaitaient faire des alliances à l'occasion de ces joutes électorales, la question sera débattue aux sein des instances du parti".

S'agissant de l'exclusion de Rachid Hallet, ancien membre de l'instance présidentielle du parti, M. Aziz Baloul, membre de l'instance présidentielle, a indiqué que ce membre avait refusé de s'exprimer devant une commission du parti.

"Personne ne bénéficie de l'impunité aux sein du parti", a-t-il dit, s'abstenant de donner les raisons de l'exclusion de ce responsable. Il a ajouté que cette exclusion n'induisait pas de dysfonctionnement au sein de l'instance, tant les statuts du partis prévoient que trois personnes pouvaient assurer la continuité du présidium et "nous sommes quatre actuellement".

Par ailleurs, M. Laskri a indiqué qu'il y avait un conseil national extraordinaire qui va se tenir d'ici le 16 décembre, pour procéder notamment à la restructuration du secrétariat national, ajoutant la tenue de la conférence des élus en janvier dans la dynamique de la reconstruction du consensus national et des prochaines échéances, ainsi que l'organisation d'un grand meeting à Alger à la fin de l'année.

Le FFS a rendu, en outre, un hommage au leader politique et historique, le défunt Hocine Aït Ahmed disparu en 2015, et a décidé, pour perpétuer son héritage, de commémorer chaque année, le 23 décembre, jour de son décès, en rendant hommage à l'homme, à son combat et à sa vision de l'avenir.

Lors de sa participation aux les législatives de mai 2012, le parti de feu Aït Ahmed avait arraché 21 sièges à l'Assemblée populaire nationale (APN).

La veille M. Bouchafa avait tenu à rassurer militants et sympathisants du parti sur la symbiose au sien de la plus vieille formation politique d'opposition en Algérie. L'exclusion de M. Rachid Halet est, pour lui, une mesure disciplinaire prise par le présidium du FFS suite à des erreurs répétitives du concerné.

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