200 juristes européens s'élèvent contre la répression et la négation de la liberté des Palestiniens

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PALESTINE BDS
A tourist photographs a sign painted on a wall in the West Bank biblical town of Bethlehem on June 5, 2015, calling to boycott Israeli products coming from Jewish settlements. The international BDS (boycott, divestment and sanctions) campaign, that pushes for a ban on Israeli products, aims to exert political and economic pressure over Israel's occupation of the Palestinian territories in a bid to repeat the success of the campaign which ended apartheid in South Africa. AFP PHOTO / THOMAS COEX | THOMAS COEX via Getty Images
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Deux cents juristes européens se sont élevés samedi, à l'occasion de l'anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, contre la répression et la négation de la liberté des Palestiniens.

Dans une déclaration parvenue à l'APS, ces juristes de renommée (de France, d'Allemagne, de Grande-Bretagne, d'Irlande, d'Italie, d'Espagne, d'Autriche, etc.), ont affirmé leur droit "de défendre les droits des Palestiniens en menant
la campagne BDS" (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), s'élevant "contre toute répression et toute négation de cette liberté d'expression".

Pour eux, la campagne BDS est un mouvement "global et pacifique" mené par la société civile palestinienne qui vise à "forcer Israël à exécuter ses obligations en matière de droit international humanitaire et de normes internationales relatives aux droits de l'homme, telles qu'exigées par de multiples résolutions de l'ONU", notamment la fin de l'occupation des territoires palestiniens et syriens.

"Le mouvement BDS s'est établi sur le modèle du Mouvement Anti-Apartheid, qui mobilisait la société civile contre l'apartheid en Afrique du Sud. Ce premier a évolué en un mouvement puissant et efficace dans la promotion des mesures visant à faire pression sur Israël pour qu'il se conforme au droit international, ainsi que dans la persuasion d'Etats tiers et d'entreprises commerciales pour que ces derniers s'abstiennent d'apporter leur soutien aux violations du droit international commises par Israël", ont-ils rappelé, relevant que "l'efficacité de BDS a entraîné non seulement Israël, mais aussi divers Etats tiers, à adopter des mesures aux fins de suppression de ce mouvement".

Ils ont fait savoir que la France, la Grande-Bretagne, le Canada et certaines assemblées législatives aux Etats-Unis "ont adopté des lois et pris des mesures exécutives pour supprimer, proscrire, et parfois pénaliser les actions du mouvement".

Les 200 juristes ont affirmé, par ailleurs, que les Etats et organisations qui considèrent que BDS exerce légitimement sa liberté d'expression "ont raison".

"La question n'est pas de savoir si l'on approuve l'objectif ou les méthodes de BDS. Il s'agit de savoir si afin de protéger Israël, une exception à la liberté d'expression, pierre angulaire des droits de l'homme, doit être permise", ont-ils expliqué, soutenant que les Etat prohibant le mouvement BDS "compromettent ce droit fondamental".

"En exonérant un Etat en particulier de la promotion de mesures pacifiques, qui visent à obtenir sa conformité avec le droit international, ils menacent la crédibilité des droits de l'homme", ont-ils conclu.

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