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65% des Marocains déplorent la gestion des déchets au Maroc

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WASTE MOROCCO
A man searches for food amongst garbage at Duar Skuila slum in Casablanca September 1, 2007. Hopelessness has the Casablanca shanty of Douar Escuela in its grip, Qadi Youssef said, and Friday's parliamentary election will do nothing to bring the jobs it desperately needs. Things have worsened since suicide bombings in March by young men from Douar Escuela, the same slum that was home to some of the Islamist militants who attacked Casablanca in 2003. Picture taken on September 1, 2007. To match | Rafael Marchante / Reuters
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ENVIRONNEMENT - Au lendemain de l'organisation de la COP22 à Marrakech, une enquête du Haut commissariat au plan (HCP) fait la lumière sur la perception des citoyens de la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) par le Maroc, notamment en matière environnementale.

Selon les résultats de l’enquête réalisée entre le 1er juillet et le 19 août, présentés mardi 6 décembre à Rabat par le Haut-commissaire au plan, Ahmed Lahlimi Alami, 26% des Marocains déplorent les insuffisances en matière d’assainissement de l'eau et 65% la gestion des déchets.

Sur ce dernier point, le Maroc est encore loin d'avoir réalisé les objectifs de son programme national des déchets ménagers (PNDM). Lancé en 2008, il vise notamment à mettre en place, d'ici 2020, 75 décharges contrôlées. Aujourd'hui, seules 17 décharges sont opérationnelles et environ 48% des déchets sont enfouis dans des décharges aux normes environnementales, selon L'Usine nouvelle.

Parmi les nuisances que les personnes interrogées attribuent aux déchets ménagers dans leur environnement, la dégradation du cadre de vie arrive en tête (64%), suivie des mauvaises odeurs (20,2%) et de la multiplication des maladies (14,2%).

Autre point négatif en matière environnementale relevé par les personnes interrogées: la pollution de l’air. Selon un récent rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Maroc fait en effet partie des pays où la pollution de l'air est supérieure à ses recommandations.

Les taux de particules fines dans l'air relevés au Maroc se situent entre 16μg et 34μg PM2.5 par m3, contre 10 μg PM2.5 par m3 préconisées par l'OMS. Casablanca, Marrakech et Tanger arrivent en tête des villes les plus polluées.

L'énergie solaire séduit 65% des Marocains

Alors que 60% des Marocains se disent conscients des effets des changements climatiques sur la régularité des pluies, le niveau des températures et le niveau des ressources en eau, un Marocain sur deux déclare avoir pris des initiatives en faveur de l’environnement au cours des cinq dernières années.

Une meilleure gestion des déchets ménagers, l'économie dans la consommation d'eau, l'abandon des sacs en plastique, la contribution au reboisement et à l’entretien d'espaces verts et la sensibilisation des citoyens font partie des initiatives prises par les personnes interrogées.

65% se déclarent par ailleurs disposés à en prendre pour contribuer à la protection de l'environnement par le recours, notamment, à l’énergie solaire au lieu du gaz et du bois.

Enfin, les Marocains se préoccupent aussi des espaces verts et des forêts et demandent, pour les protéger, une plus grande sévérité dans le contrôle et la sanction, l’implication de la population dans sa gestion et le reboisement.

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