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Le compte Twitter de Bana Alabed, qui partageait son quotidien à Alep, a été supprimé

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BANA ALABED
Le compte Twitter de Bana Alabed, qui partageait son quotidien à Alep, a été supprimé | TWITTER/CAPTURE D'ÉCRAN
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INTERNATIONAL - Pendant près de deux mois, elle a partagé via Twitter son quotidien sous les bombes d'Alep. Le compte de Bana Alabed, 7 ans, n'a plus donné signe de vie depuis dimanche 4 décembre. Et le dernier message laisse planer de nombreuses incertitudes.

Depuis le début de l'offensive du régime syrien le 15 novembre, plus de 300 civils, dont 33 enfants, ont été tués à Alep-Est selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Au cours de la dernière semaine de novembre, Bana avait fait vivre cette escalade à ses 100.000 abonnés, publiant notamment le 29 novembre une photo de son immeuble, détruit par les derniers bombardements. "Nous n'avons plus de maison, je ne dors plus, j'ai faim, je ne veux pas mourir", postait-elle ensuite.

La situation n'a fait qu'empirer, comme en témoigne cet ultime message du 4 décembre signé par Fatemah, la mère de Bana qui aide à la rédaction des publications: "Nous sommes certains que l'armée va nous capturer maintenant. Nous nous retrouverons dans un autre monde. Bye - Fatemah".

Depuis, le compte a été supprimé.
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Sur Twitter, les spéculations sont nombreuses. Le hashtag #whereisBana a même été lancé, dans l'espoir de retrouver la trace de la petite fille et sa famille. L'auteur J.K. Rowling, qui avait fait parvenir la saga Harry Potter à la jeune fille, a également relayé l'information. Deux jours avant, elle publiait une vidéo de Bana.

"Où est Bana, donnez des nouvelles s'il vous plait"

Bana et sa mère ont-elles volontairement fermé leur compte, pour des raisons de sécurité? A-t-il été piraté? Selon certains médias et journalistes, la fillette et sa mère se seraient mises en retrait de leur plein gré. Mais ces informations sont pour l'heure impossible à confirmer.

De même, prouver l'authenticité des tweets reste difficile. En dépit d'une interview téléphonique de Fatemah à la BBC en octobre dernier, certains médias pro-russes ont ainsi présenté le compte comme un faux, arguant qu'une des photo publiée par la fillette avait été prise à Homs et non à Alep. Comme l'indique François-Bernard Huyghe, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) sur le site de RFI, il est en effet "impossible" de dire si Bana et sa mère se trouvent véritablement dans la ville assiégée.

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