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Arrestation de deux "extrémistes" pro-Daech à Casablanca

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DAESH
Arrestation de deux "extrémistes" pro-Daech à Casablanca |
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TERRORISME - La Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), en coordination avec la Direction générale de la surveillance du territoire national (DST), a procédé, dimanche 4 décembre, à l'arrestation de deux "extrémistes" partisans de l'Organisation "Etat islamique", indique mardi le ministère marocain de l'Intérieur.

S’activant à Casablanca, les deux suspects étaient "imprégnés des idées de Daech" et "totalement acquis à l’agenda de cette organisation terroriste", selon les investigations préliminaires.

Le ministère de l'Intérieur fait savoir que ces deux individus "cherchaient à se procurer le procédé de fabrication d’un engin explosif en vue de perpétrer une opération terroriste contre l'une des cibles sensibles dans le royaume".

Les mis en cause seront déférés devant la justice une fois achevée l’enquête menée par la BNPJ sous la supervision du parquet général.

Samedi 3 décembre, le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) avait arrêté un "élément dangereux", partisan de Daech. Ce dernier servait d'agent de liaison entre le commandement des opérations extérieures de cette organisation et les membres de la cellule terroriste démantelée le 19 novembre dernier par les services de sécurité français.

Deux jours plutôt, le BCIJ avait démantelé une cellule terroriste composée de huit extrémistes partisans de Daech dans les villes de Fès et Tanger.

Les démantèlements de cellules terroristes dans le royaume s'enchaînent ces derniers mois, tout comme l'arrestation de présumés recruteurs pour le compte de Daech. Depuis l'émergence de l'organisation terroriste et le risque que représente le retour au Maroc des djihadistes partis combattre sous la bannière de Daech, le pays a mis en place un plan de sécurité renforcée, baptisé plan Hadar ("vigilance") dans tous les sites publics et touristiques à forte fréquentation.

Le royaume a également renforcé sa législation et plusieurs dizaines de peines de prison ferme ont été prononcées depuis dans le cadre d'affaires de terrorisme.

En mars 2015, les autorités marocaines ont créé un nouveau service sécuritaire de haut niveau, en charge notamment des affaires liées au terrorisme. Le Bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ), aussi surnommé le "FBI" marocain, est dirigé par Abdelhak El Khayame.

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