Le PJD répond aux "propos regrettables" de Tahar Ben Jelloun

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Le PJD répond aux "propos regrettables" de Tahar Ben Jelloun | DR
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POLÉMIQUE - Le Parti de la justice et du développement (PJD) n'a pas tardé à riposter à la récente sortie de Tahar Ben Jelloun, lors d'une conférence tenue en France.

Dans une vidéo publiée en fin de semaine par le site Lakome2, l'écrivain marocain estimait notamment que la formation politique, arrivée en tête des élections législatives du 7 octobre dernier, est "rétrograde", "homophobe" et "raciste". Pour lui, les Marocains qui ont voté PJD lors du dernier scrutin ne sont pas "éduqués" et ne comprennent pas les "vraies valeurs de la démocratie".

"Ben Jelloun a menti lorsqu'il a dit que les Marocains faisaient partie des peuples les plus analphabètes au monde", a réagi Najib Boulif, ex-ministre délégué chargé du Transport, dans un long statut publié dimanche sur sa page Facebook, estimant qu'il s'agit là de "propos de regrettables venant d'une personne qui s'estime cultivée".

Pour le responsable politique du PJD, "Ben Jelloun doit savoir que la vraie démocratie, avec laquelle travaillent ses maîtres francophones, est celle d'accepter les résultats d'un scrutin, surtout quand ils ne sont pas en sa faveur, plutôt que de parler d'une aberration démocratique".

"De la pitié"

Pour Boulif, l'écrivain marocain "devait donner aux Marocains une liste des gens qu'il estime biens et pour qui ils devaient voter", a-t-il poursuivi.

Le sulfureux Najib Boulif n'en est pas resté là. "J'ai de la pitié pour vous, pseudo-démocrates et je remercie Dieu pour avoir fait que les Marocains ont pu exprimer leurs envies (aux urnes)". "Je ne pense pas que des excuses publiques aux Marocains suffiront à effacer cette honte", a-t-il fustigé.

L'histoire d'amour entre le PJD et Ben Jelloun ne date pas d'hier. En octobre dernier, au lendemain du scrutin, l'écrivain marocain avait publié une tribune dans laquelle il estimait, entre autres, que les réalisations du "parti islamiste (...) sont minces ou inexistantes. La corruption sévit toujours dans la plupart des domaines, l'état de la santé est déplorable et le système de l'éducation est toujours en crise.

"Ce qui a été réalisé d'important, c'est le roi qui l'a initié et mis en place", concluait l'écrivain.

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