Matteo Renzi annonce sa démission du gouvernement après la large victoire du non au référendum en Italie

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INTERNATIONAL - Les Italiens ont massivement rejeté ce dimanche 4 décembre par référendum la réforme constitutionnelle voulue par le chef du gouvernement italien qui a rapidement tiré les conséquences de ce camouflet.

Vers 00h30, une heure et demi après la diffusion des premiers sondages à la sortie des urnes, Matteo Renzi a pris la parole et annoncé qu'il allait présenter sa démission. Aujourd'hui âgé de 41 ans, il était arrivé au pouvoir en février 2014 sur un programme de réformes.

"Mon expérience de chef de gouvernement s'arrête là", a-t-il déclaré lors d'une allocution en direct à la télévision depuis Rome, précisant qu'il remettrait sa démission lundi au président italien Sergio Mattarella à l'issue d'un conseil des ministres. "En Italie on ne reconnaît jamais ses défaites, mais je le dis: j'ai perdu."

Le non l'emportait dans la nuit avec 59,7% des voix, alors que la grande majorité des bureaux de votes avaient procédé au dépouillement.

La décision de Renzi ouvre une période d'incertitudes, qui pourrait peser lundi à l'ouverture des marchés financiers. On y redoute, après le choc du Brexit et la montée des mouvements populistes, une nouvelle phase d'instabilité dans la troisième économie de la zone euro.

Hollande salue les qualités de Renzi

François Hollande a pris acte "avec respect" de la décision du chef du gouvernement italien. Le chef de l'Etat français "souhaite que l'Italie trouve en elle-même les ressorts pour surmonter cette situation", dans un communiqué diffusé par l'Elysée dans la nuit de dimanche à lundi.

François Hollande "salue son dynamisme et ses qualités mises au service de réformes courageuses pour son pays". Le président français dit partager avec Renzi, qualifié d'"acteur engagé d'une relation franco-italienne forte", "sa volonté d'orienter l'Europe vers la croissance et l'emploi".

Autre réaction française quasi immédiate à l'annonce des premiers résultats du référendum et de la démission de Renzi, celle de la présidente du Front national.Les Italiens ont désavoué l'UE et Renzi. Après voir salué son "ami Matteo Salvinimi", secrétaire du parti d'extrême droite la Ligue du Nord, pour cette victoire du "non", Marine Le Pen a estimé qu'il fallait "écouter cette soif de liberté des nations et de protection".

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