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Une cellule terroriste composée de huit personnes démantelée à Fès et Tanger

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Une cellule terroriste composée de huit personnes démantelée à Fès et Tanger | Wikimedia commons
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TERRORISME - Nouveau coup de filet au Maroc dans la lutte antiterroriste. Le Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire, a démantelé jeudi 1er décembre une cellule terroriste composée de huit extrémistes partisans de l’organisation dite "Etat islamique" (ou Daech), dans les villes de Fès et Tanger, a annoncé vendredi le ministère de l’Intérieur.

Parmi les membres de cette cellule figurent deux anciens détenus dans des affaires de terrorisme qui s’activaient dans le cadre de la cellule terroriste que dirigeait en 2003 un citoyen français et qui avait planifié des attentats terroristes à l'intérieur du Maroc et à l’étranger, précise le ministère dans un communiqué.

Incitation au jihad au sein de Daech

Cette opération, qui s’inscrit dans le cadre du suivi et du repérage des cellules terroristes liées à Daech, a permis la saisie d’un fusil de chasse non autorisé, d'une quantité de munitions, d'armes blanches et de documents incitant au "jihad" et d’autres contenant des formules chimiques suspectes.

Les premières investigations indiquent que les membres de cette cellule ont des liens étroits avec des individus au sein de l’organisation "Etat islamique" en Syrie et en Irak, dans le cadre de la coordination des opérations de recrutement et d’envoi de volontaires marocains au jihad dans les rangs de cette organisation extrémiste, tout en assurant le soutien financier facilitant leur voyage dans cette zone.

Le ministère indique également que l'enrôlement et l’envoi d’éléments extrémistes en Syrie et en Irak vise à les faire "bénéficier d’une formation militaire dans le bastion de Daech, dans la perspective d’un retour au Maroc" pour mettre en œuvre l'agenda de l'organisation terroriste.

Les prévenus seront déférés à la justice une fois achevée l’enquête qui se déroule sous la supervision du parquet compétent, conclut le ministère.

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