Huffpost Maroc mg

Après la COP22, Marrakech à nouveau sous le feu des projecteurs avec le FIFM

Publication: Mis à jour:
CAPTURE
Après la COP22 , Marrakech à nouveau sous le feu des projecteurs avec le FIFM | FIFM
Imprimer

CINÉMA - Après l'organisation de la COP22 au mois de novembre, Marrakech sera de nouveau sous le feu des projecteurs, cette fois pour son Festival international du film qui s'ouvre ce vendredi 2 décembre.

Le festival, qui souffle cette année sa seizième bougie, offrira un large choix aux professionnels et aux cinéphiles avec la programmation de quatorze longs métrages dans le cadre de la compétition officielle, dix films en hors-compétition et six coups de cœur, en plus des hommages, masterclasses, projections sur la place Jemaa El Fna et projections en audiodescription pour les non-voyants.

Comme d'habitude, le festival de Marrakech s'ouvrira avec le traditionnel hommage. Après Bill Muray, Willem Dafoe, Park Chan-Wook, Madhuri Dixit, ou encore Kamal Derkaoui honorés en 2015, le choix de l'édition 2016 a été porté sur la comédienne française Isabelle Adjani, le réalisateur iranien Abbas Kiarostami, décédé le 4 juillet dernier, l'acteur et réalisateur japonais Shinya Tsukamoto et le réalisateur néerlandais Paul Verhoeven. Le festival honorera également les Marocains Abdellah Masbah, cinéaste, et le comédien Abderrahim Tounsi dit "Abderraouf".

Les jeunes à l'honneur

Du côté de la compétition officielle, le festival donne cette année la priorité aux jeunes talents internationaux.

Au total, quatorze films dont sept premiers et deuxièmes oeuvres, concourront pour l'Etoile d’or du Festival et les autres prix, à savoir ceux de la meilleure interprétation féminine et masculine, du jury, et de la mise en scène.

Trois grands noms du septième art seront les invités des masterclasses cette année, en l'occurrence Paul Haggis (scénariste, réalisateur et producteur canadien), Paul Verhoeven (réalisateur, scénariste et acteur néerlandais) et Pavel Lounguine (scénariste, réalisateur et producteur russe).

Aucun film marocain en compétition officielle

Dans la liste des films en compétition, on retrouve "All of a sudden" de Asli Özge (Allemagne, France et Pays-Bas), "Le Christ aveugle" de Christopher Murray (France et Chili), "The Donor" de Zang Qiwu (Chine), "The Fits" de Anna Rose Holmer (États-Unis), "Fixeur" de Adrian Sitaru (Roumanie et France), "Heartstone" de Gudmundur Arnar Gudmundsson (Danemark et Islande), "L'histoire d'une mère" de Sandrine Veysset (France) et "King of the Belgians" de Peter Brosens et Jessica Woodworth (Belgique, Pays-Bas et Bulgarie), "Knife in the Clear water" de Wang Xuebo (Chine), "Mister universo" de Tizza Covi et Rainer Frimmel (Autriche et Italie), "Parting" de Navid Mahmoudi (Iran et Afghanistan), "The Road to Mandalay" de Midi Z (Taïwan, Birmanie, France et Allemagne), "Shepherds and Butchers" d'Olivier Schmitz (Afrique du Sud, États-Unis et Allemagne), "Zoology" d’Ivan I.Tverdovsky (Russie, France et Allemagne).

Seuls films marocains présentés au festival, "Mon oncle", dans la catégorie hors compétition et "Mimosas, la voie de l’Atlas", dans la sélection Coup de coeur, une co-production hispano-maroco-franco-qatarie, récompensée au festival de Cannes 2016 par le Grand prix de la semaine de la Critique.

Un jury placé sous le signe de la parité

Présidée par le réalisateur hongrois Béla Tarr, le jury international a été placé sous le signe de la parité cette année puisque la moitié des membres sont des femmes. Les jurées féminines sont toutes actrices. Il y a d'abord la Canadienne Suzanne Clément, une habituée des films de Xavier Dolan, mais aussi l'actrice italienne Jasmina Trinca, la star bollywoodienne Kalki Koechlin et la Marocaine Fatima Harrandi, dite Raouia, grande dame du cinéma national.

A leurs côtés seront présents l'acteur australien Jason Clarke, le réalisateur danois Bille August, deux fois Palme d’or, l'Argentin Lisandro Alonso et le réalisateur français Bruno Dumont.

Le Festival s'exporte à Rabat

Le film "The age of shadows" du Sud-Coréen Kim Jee-Woon ouvrira le bal, alors que "Goodbye Berlin" de l'Allemand Fatih Akin sera projeté en clôture de cette seizième édition. Le public aura, aussi, l’occasion de découvrir en avant-première le nouveau film Disney de fin d’année "Vaiana, La légende du bout du monde" de Ron Clements et John Musker, en version doublée arabe sous-titrée français.

Une première cette année, le Festival du Film de Marrakech, en collaboration avec le Centre cinématographique marocain, programmera la projection de films du festival dans une salle de cinéma hors cité ocre. Ainsi, le public pourra, du 4 au 10 décembre, vivre en direct cette édition depuis la salle 7ème art à Rabat.

Cette édition rendra hommage au cinéma russe, un des acteurs majeurs de la cinématographie mondiale depuis ses tout débuts.

De Sergueï Eisenstein et son "Cuirassé Potemkine" au "Leviathan" d'Andreï Zviaguintsev, le festival balaiera quatre-vingts ans d’une cinématographie qui a alterné les genres: la grande Histoire ("Ivan le Terrible" de Sergueï Eisenstein, "Andreï Roublev" d’Andreï Tarkovski, "Sibériade" d’Andrei Konchalovsky, "L’Arche russe" d’Alexandre Sokourov), les guerres et leurs traumatismes ("Quand passent les cigognes" de Mikhaïl Kalatozov, "Le Quarante-et-unième" de Grigori Tchoukhraï, "Le Frère" d’Alexeï Balabanov, "Le Prisonnier du Caucase" de Sergueï Bodrov), les comédies ("La Voie radieuse" de Grigori Alexandrov, "Les Zazous" de Valeri Todorovski), les questions sociales ("J’ai vingt ans" de Marlen Khoutsiev, "La Petite Vera" de Vassili Pitchoul, "Bouge pas meurs et ressuscite" de Vitali Kanevski, "Taxi Blues" de Pavel Lounguine, "L’Idiot!" de Iouri Bykov), la remise en question ("Le Thème" de Gleb Panfilov, "Le Sacrifice" d’Andreï Tarkovski) et l’amour ("De l’amour" d’Anna Melikian).

LIRE AUSSI: