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France: François Hollande ne sera pas candidat aux présidentielles de 2017

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POLITIQUE - Fin du suspense ce jeudi 1er décembre. François Hollande s'est exprimé depuis l'Elysée en vue de la présidentielle.

Plusieurs scénarios ont été évoqués: une participation à la primaire du PS, une participation directe à la présidentielle, un renoncement à la primaire (en laissant les choses ouvertes pour 2017) ou un renoncement pur et simple ce qui serait inédit dans l'histoire de la Ve République.

C'est cette dernière option qu'il a choisie à l'issue d'une allocution de dix minutes (voir ci-dessus). "Aussi j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle", a-t-il déclaré.

Depuis 1958, deux présidents ont annoncé leur candidature depuis l'Elysée: le général de Gaulle en 1965 et Valéry Giscard d'Estaing en 1981. En 1988, François Mitterrand avait répondu à l'invitation d'Antenne2 tandis qu'en 2002, Jacques Chirac s'était prononcé dans un déplacement à Avignon. Quant à Nicolas Sarkozy, c'est en février 2012, sur le plateau de TF1 qu'il s'était exprimé.

La suite de son agenda pour la fin de semaine pointe un déplacement à Abou Dabi. Il est attendu ce vendredi pour la Conférence internationale sur la protection du patrimoine culturel en péril. Ce rendez-vous s'achèvera ce samedi.

Revivez son allocution en direct ci-dessous...

"Depuis mai 2012, j'ai agi pour redresser la France et la rendre plus juste. Aujourd'hui, les comptes publics sont assainis. (...) J'ai également voulu que notre modèle social soit conforté. (...) Dans ce contexte, j'ai voulu aussi placé la France en pointe de la lutte contre le réchauffement climatique. (...) J'ai voulu que l'école dispose de moyens indispensables. (...) J'ai fait avancé les libertés. (...) J'ai également modernisé notre démocratie avec la réforme territoriale avec la fin du cumul des mandats et avec la transparence.

L'engagement que j'ai pris c'était de faire baisser le chômage. J'ai pris tous les risques. (...) Les résultats arrivent plus tard que je l'avais escomptés mais ils sont là. (...) Le chômage reste à un niveau trop élevé. (...)

J'ai engagé nos forces armées au Mali, en Irak, en Syrie pour défendre nos valeurs. (...) J'ai voulu que soit maintenu la cohésion nationale, que nous puissions éviter les surenchères et nous avons tenu bon. (...) Sur les réfugiés, j'ai tenu à ce que la France prenne sa part.

Je n'ai qu'un seul regret, c'est d'avoir proposé la déchéance de nationalité. (...)

Voilà ce que j'ai fait. (...) Je porte un bilan et j'en assume toute la responsabilité. Dans cinq mois, vous aurez à faire un choix pour l'avenir de notre pays. (...) J'estime que le projet que porte François Fillon risque d'aggraver les inégalités. (...) Le plus grand danger c'est le protectionnisme.

Plus que quiconque, je mesure l'enjeu de la période qui s'ouvre. Comme président de la République, je dois diriger l'Etat jusqu'au terme de mon mandat. (...) Comme socialiste, parce que j'ai l'engagement de toute ma vie, je ne peux me résoudre à la dispersion de la gauche. (...) Pour ma part, je ne suis animé que par l'intérêt supérieur du pays.

Aujourd'hui je suis conscient des risques que feraient courir une démarche qui ne rassemblerait pas largement autour d'elle. Aussi j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle, au renouvellement de mon mandat. (...)

Vive la République et vive la France."

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