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Donald Trump veut mettre en prison ceux qui brûlent le drapeau américain

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Donald Trump veut mettre en prison ceux qui brûlent le drapeau américain | NatanaelGinting
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INTERNATIONAL - Brûler le drapeau américain devrait être interdit et passible d'une peine d'emprisonnement. C'est en tout cas la dernière proposition en date du président élu des Etats-Unis Donald Trump.

Et comme souvent avec le populiste, c'est sur Twitter que cela se passe. Mardi 29 novembre, il a ainsi publié: "Personne ne devrait être autorisé à brûler le drapeau américain. S'ils le font, il doit y avoir des conséquences - peut-être la perte de la citoyenneté ou de la prison!"

Problème? Sa proposition est anticonstitutionnelle. Comme le rappellent tous les médias américains ce mardi, brûler la bannière étoilée est autorisé au nom de la sacro-sainte "liberté d'expression." En 1989, puis en 1990 la Cour suprême a affirmé que le droit de profaner le drapeau américain était protégé par le Premier Amendement. Une jurisprudence qui demeure à ce jour.

Le président-élu n'a cependant pas précisé s'il prévoyait, ou non, une reforme constitutionnelle pour son pays. Tout comme il n'a pas expliqué les causes de ce tweet soudain.

Parmi les nombreuses réactions à ce tweet, celle de George Takei est sans doute l'une des plus marquantes. L'acteur américain d'origine japonaise a été déporté à l'age de quatre ans dans un camp d'internement pour ressortissants japonnais, à la suite de l'attaque de Pearl Harbor. "J'ai promis l'allégeance au drapeau tous les matins dans un camp d'internement. Je ne le brûlerait pas, mais je mourrais pour protéger le droit de le faire", a-t-il écrit.

Légal aux Etats-Unis, pas en France

Il faut dire que depuis le résultat de l'élection, brûler le drapeau américain est devenu un symbole de la contestation anti-Trump. Au même titre que le slogan "Not my president", "pas mon président" en français. Au lendemain de la victoire du populiste, des étudiants de l'Hampshire College dans le Massachusetts avait notamment brûlé la bannière étoilée de leur établissement. Un acte qui avait fait polémique à travers tous le pays.

Quoiqu'il en soit, en France, la proposition du milliardaire a trouvé écho dans les rangs du Front national. Ainsi, Florian Philippot, le vice-président du parti d'extrême droite a tweeté: "Il faudra que ce soit la même chose en France: ils brûlent un drapeau français? Sanction immédiate."

Seulement, contrairement aux Etats-Unis, en France "faire outrage" ou "détruire" le drapeau tricolore est déjà illégal. La peine encouru pouvant aller jusqu'à six mois de prison et 7500 euros d'amende.

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