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Libye: l'Algérie pour un dialogue inclusif, contre toute intervention étrangère

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LIBYA
The Flag of Libya was originally introduced in 1951, it fell out of use in 1969, but was subsequently adopted by the National Transitional Council and anti-Gaddafi forces and reclaimed as the country's national flag in the Libyan interim Constitutional Declaration issued on 3 August 2011, following the Libyan civil war in August 2011. | Steve Allen via Getty Images
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Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, a réaffirmé lundi à Alger, la position de l'Algérie qui repose sur la non-ingérence politique et le rejet de toute intervention étrangère dans la résolution du conflit en Libye prônant la solution politique à travers un dialogue inclusif inter-libyen.

"La position de l'Algérie est toujours la même depuis le début de la crise en Libye et nous avons dit qu'il n'y avait pas d'autres alternatives à la solution politique, et ce dans le cadre d'un dialogue global qui rassemble tous les Libyens loin de toutes pressions afin de parvenir à l'unité, la souveraineté de la Libye ainsi que la cohésion du peuple", a déclaré M. Messahel en marge de la 4eme session plénière du Groupe de travail du Forum Global de lutte contre le Terrorisme (GCTF) sur le renforcement des capacités au Sahel (GTS), organisée à Alger.

Le ministre chargé des affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, a souligné qu'"en tant que pays voisin, frère et partageant une histoire avec la Libye, il était du devoir de l'Algérie d'être à l'écoute des préoccupations des Libyens", estimant toutefois que l'ingérence

et les interventions militaires étrangères sont "génératrices de chaos" et ne font pas partie de la culture de l'Algérie.

"Nous souhaitons que la solution du conflit en Libye émane des Libyens, qu'il y ait un dialogue inter-libyen loin de toutes interventions internationales", a soutenu M. Messahel.

Selon M. Messahel, la Libye recèle de grands potentiels, "des femmes et des hommes avec de grandes compétences capables de trouver une solution à travers un dialogue inclusif".

A cet effet, "l'Algérie continue d'apporter son aide à toutes les parties en Libye, et travaille pour le rétablissement de la paix et la stabilité dans ce pays qui est une continuité de la stabilité de toute la région et des pays voisins", a-t-il ajouté.

M. Messahel a, en outre, évoqué les nombreuses visites effectuées par les responsables Libyens et Algériens, annonçant la venue à Alger dans les prochains jours du Président du Conseil présidentiel du gouvernement d'entente nationale de Libye, Fayez Serradj.

A travers les nombreuses rencontres effectuées dans différentes capitales des pays du Sahel, M. Messahel a affirmé que tous les pays étaient unanimes à souligner l'importance de trouver une solution politique loin de toute intervention étrangère.

"Notre but est d'avoir un seul agenda pour les Libyens, se basant sur la réconciliation nationale, le dialogue inclusif et la défense de l'unité du territoire libyen, en parallèle nous travaillons à avoir un agenda commun pour les pays du Sahel et pour la communauté internationale, dans le but d'accompagner les Libyens à résoudre le conflit et non pas pour interférer", a-t-il conclu.

Les travaux de la 4eme session plénière du Groupe de travail du Forum Global de lutte contre le Terrorisme (GCTF) sur le renforcement des capacités au Sahel (GTS), qui ont débuté lundi à Alger s'étaleront sur deux jours à huis clos co-présidée par l’Algérie et le Canada.

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