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Des enfants roumains "esclaves" fabriquent des jouets Kinder Surprise, révèle The Sun

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INTERNATIONAL - Le fabricant de chocolat Ferrero enquête sur un rapport affirmant que les jouets trouvés dans ses célèbres œufs en chocolat ont été fabriqués dans des conditions de travail relevant de l’esclavage.

Le journal britannique The Sun a publié une enquête révélant que les jouets trouvés dans les œufs Kinder Surprise étaient assemblés dans de piètres conditions par des familles pauvres en Roumanie, incluant des jeunes de six ans.

Le journal a parlé avec une famille de cinq enfants et une femme de 49 ans qui ont dit que le salaire était dérisoire, mais que la pauvreté dans laquelle ils vivent ne leur laissait pas le choix.

La famille – qui inclut un enfant de 11 ans et deux autres de six ans – a révélé que chacun était payé environ 20 lei roumains, soit l’équivalent de 47 dirhams marocains, pour chaque tranche de 1000 jouets assemblés. Leur journée de travail est de 13 heures.

Ils ont également dit au Sun qu’ils recevaient les matériaux de jouets d’une compagnie appelée Prolegis, un sous-traitant de Romexa SA.

Un responsable régional de Romexa a déclaré qu’il avait entendu parler pour la première fois de ces présumées conditions de travail lorsque l’enquête a été rendue publique.

"Je vais découvrir qui est le responsable et les usines impliquées verront leurs contrats être annulés si cela est avéré", a déclaré Daniel Muresan de Romexa.

Ferrero a déclaré qu'elle avait inspecté ses fournisseurs Romexa et Prolegis en mai dernier. Et dans la section "valeurs fondamentales" de son site internet, l'entreprise demande à ce que tous ses employés touchent le salaire minimum local ou national. Un ouvrier roumain devrait donc toucher un salaire minimum de 984 lei roumains chaque mois, soit l’équivalent de 2300 dirhams. Ferrero indique aussi qu’elle soutient l’abolition du travail des enfants. Les procureurs roumains ont affirmé jeudi qu’ils examinaient le rapport d’enquête.

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