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Sommet arabo-africain de Malabo: Le Maroc remercie ses alliés et regrette la position du Koweït

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ARAB AFRICAN SUMMIT
MALABO, EQUATORIAL GUINEA - NOVEMBER 23: Leaders pose for a family photo before the opening session of the 4th Arab-African Summit in Malabo, Equatorial Guinea on November 23, 2016. (Photo by Pool / Egyptian Presidency/Anadolu Agency/Getty Images) | Anadolu Agency via Getty Images
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DIPLOMATIE - Le Maroc fait le point sur son retrait, ainsi que celui de huit autres pays arabes du 4e sommet arabo-africain qui s'est tenu le mercredi 23 novembre à Malabo en Guinée Equatoriale à cause de la présence de l’emblème du Polisario.

D'emblée, le Maroc exprime "ses sincères et profonds remerciements au royaume d'Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, au Qatar, au royaume du Bahreïn, au royaume Hachémite de Jordanie, au sultanat d'Oman, à la république du Yémen et à la Somalie pour l'attachement constant aux règles régissant le partenariat arabo-africain", indique le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé vendredi.

"Ces règles consistent à ce que la coopération entre la ligue des Etats arabes et l'Union africaine (UA) se limite aux Etats membres de l'ONU, conformément au principe de la souveraineté territoriale des Etats et à la foi des cinq pays du Golfe précités en la communauté du destin inscrite dans la déclaration du 20 avril 2016 du 1er Sommet Maroc-pays du Golfe à Ryad", ajoute le communiqué.

Si ces huit pays arabes ont soutenu le Maroc, ce n'est pas le cas de l'Egypte et du Koweït qui ont participé au sommet. Si le Maroc ne commente pas le non-retrait du pays d'Abdel Fattah al-Sissi du Sommet, il regrette toutefois "la position du Koweït sur cette question de principe lorsqu'il n'a pas imposé, en sa qualité de président de session du côté arabe, le respect de ces règles communes aux deux groupes, ce qui a eu pour conséquence le maintien de l’emblème d’une entité fantoche non reconnue ni par l'ONU ni par la Ligue des Etats arabes".

Depuis le dégel des relations maroco-égyptiennes début 2015, après des tensions survenues un an plus tôt sur fond de guerre médiatique, les deux pays n'ont cessé de s'envoyer des signaux positifs et de manifester leur volonté de renforcer leur coopération bilatérale. La présidence égyptienne s’est par ailleurs prononcée mercredi sur la participation de l’Egypte au 4e Sommet arabo-africain, indiquant qu'elle "ne reconnait pas la république sahraouie, mais que cette dernière dispose du statut de membre de l’Union africaine". Quant au Koweit, le Maroc entretient avec ce pays du Golfe persique de bonnes relations diplomatiques, marquées par des visites des deux chefs d'Etat. Depuis 2002, le Koweit contribue activement aux projets de développement marocains.

Le Maroc revient également sur son engagement pour le continent et son retour à l'Union africaine: "A travers son retour à l'UA, dans le cadre du respect de ses constantes nationales, le Maroc entend confirmer sa volonté de servir les causes justes et mobiliser la famille africaine autour des véritables défis relatifs à la dignité, la sécurité et la promotion des conditions de vie du citoyen africain".

"Le Maroc, avec la même conviction et fermeté, continuera son implication dans tout partenariat institutionnel touchant au continent africain, parallèlement à sa politique africaine authentique dans ses objectifs, renouvelée dans ses mécanismes et qui accompagne les priorités de ses partenaires et focalise sur les projets visant le développement durable, la construction des capacités humaines, la solidarité et le rapprochement culturel, la quiétude spirituelle et la réalisation de la paix et de la sécurité", conclut le communiqué.

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