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Le PJD forme une commission pour entamer la réflexion sur le programme gouvernemental

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BENKIRANE
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MAJORITÉ - Après les dernières déclarations du chef du gouvernement et secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD) Abdelilah Benkirane, favorables à la participation du Rassemblement national des indépendants (RNI) au prochain gouvernement, le PJD attend le retour de Aziz Akhannouch au royaume pour reprendre les tractations.

En attendant, le Parti de la justice et du développement a d'ores et déjà constitué une commission en interne pour entamer la réflexion sur la vision du parti sur le programme gouvernemental, selon les informations obtenues par le HuffPost Maroc. Les travaux de cette commission, centralisés par le chef du gouvernement, sont jusqu'à présent entourés de la plus grande discrétion. "Il serait très prématuré de discuter des propositions, alors que l'on a pas encore constitué la majorité", commente une source au PJD.

Il en est de même pour les autres formations politiques qui ont planché sur les différentes propositions qu'elles apporteront lorsque la majorité sera constituée. Mais "pour l'instant, il s'agit surtout de débloquer la majorité. Le programme gouvernemental et l'architecture du gouvernement sont des questions que nous règlerons en quelques jours. Chaque parti a déjà son programme", commente une personnalité d'un parti politique du gouvernement sortant.

Rapprocher les vues des partis politiques

Si au retour de Aziz Akhannouch la situation se débloque, et le RNI accepte de faire partie du gouvernement, les partis de la majorité procèderont à la mise en place d'une commission conjointe qui se chargera de rapprocher les vues des différents partis politiques, afin d'arriver à un programme commun qui sera présenté devant le parlement pour l'investiture du gouvernement. Un processus qui "sera une affaire de quelques jours, au maximum une semaine", estime notre interlocuteur.

Ce programme doit dégager les lignes directrices de l’action que le gouvernement se propose de mener dans les divers secteurs de l’activité nationale, notamment dans les domaines intéressant la politique économique, sociale, environnementale, culturelle et extérieure. Il devra fait l’objet d’un débat devant chacune des deux Chambres du parlement, puis voté à la Chambre des représentants.

Le RNI s'est érigé en faiseur de majorité

Un mois et demi après la tenue des élections législatives, à l'issue desquels le Parti de la justice et du développement (PJD) est arrivé premier, les négociations pour la formation du prochain gouvernement ont connu leur lot de rebondissements et de blocages. Si le PJD est assuré d'avoir à ses côtés le Parti du progrès et du socialisme (PPS) et l'Istiqlal, le Rassemblement national des indépendants (RNI), qui s'est coalisé avec l'Union constitutionnelle (UC), a surmonté un éventuel rôle de parti d'appoint pour s'ériger en faiseur de majorité.

Interlocuteur incontournable pour la formation du prochain gouvernement, le parti de la colombe a d'abord été accusé par le chef de l'exécutif d'avoir contribué au blocage des négociations, avant d'être sollicité par ce dernier, qui a déclaré qu'"il ne peut y avoir de gouvernement sans RNI".

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