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18 mois de prison requis pour harcèlement sexuel, une première depuis l'adoption des amendements sur la violence faites aux femmes

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SEXUAL HARASSMENT
thodonal via Getty Images
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Le procureur général du tribunal de Koléa, à Tipaza, a requis mercredi 23 novembre une peine de 18 mois de prison ferme contre un employé du secteur de la santé accusé de harcèlement sexuel envers une femme-médecin, a rapporté le quotidien El Khabar.

Cette affaire, a noté le journal, est la première en son genre depuis l'adoption au parlement en mars 2015 des amendements sur la violence faites aux femmes.

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L'accusé, que le journal a désigné seulement par initiales "B. J", est un employé de l'établissement public de la santé de proximité de Bousmaïl (Tipaza). Selon les preuves présentées par l'avocat de la défense Me Amine Kerouada, le prévenu a envoyé plusieurs SMS à caractère sexuel à la victime avant que cette dernière ne dépose plainte.

La fiabilité des SMS a été établi par l'expertise technique de la police judiciaire, a précisé le quotidien.

La femme, qui travaille dans une clinique à Attatba dans la même wilaya, a également été victime de chantage et de harcèlement verbal dans son bureau de la part de l'accusé, selon les sources judiciaires citées par El Khabar.

Le témoignage d'un agent de sécurité a fait état d'une "crise de colère" et d’évanouissement de la victime après la sortie de l'accusé de son bureau.

La défense a requis l'application de circonstances aggravantes, citant l'article 341 bis. du code pénal amendé en mars 2015 et incriminant le harcèlement sexuel par abus d'autorité professionnelle et les menaces proférées dans le but d'obtenir des faveurs sexuelles.

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