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Propos racistes envers les Marocains: Geert Wilders persiste et signe

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GEERT WILDERS
File photo: Dutch far-right Party for Freedom (PVV) leader Geert Wilders answers questions during a Reuters interview in Budapest, Hungary, June 24, 2016. REUTERS/Laszlo Balogh/File Photo | Laszlo Balogh / Reuters
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RACISME - Accusé d'incitation à la haine pour ses propos tenus en 2014 où il appelait à "moins de Marocains" aux Pays-Bas, Geert Wilders campe sur ses positions.

Le député d'extrême-droite néerlandais s'est lancé mercredi 23 novembre dans une longue diatribe lors de son procès devant le tribunal de Schiphol, près d'Amsterdam.

"Je ne suis pas un raciste et mes partisans ne sont pas racistes non plus. (...) Je ne parle pas seulement de moi, mais de la voix de beaucoup, au nom de tous ces Hollandais, je vous demande de m'acquitter, de nous acquitter", a-t-il déclaré.

Avant d'ajouter: "Je refuse de croire que nous allons permettre plus de liberté en faisant ça, nous sommes Néerlandais. C'est pourquoi nous parlons... Je ne serai jamais réduit au silence par personne."

Le "grand problème" des Marocains aux Pays-Bas

"Je ne peux pas rester silencieux. (...) Pas seulement pour moi, mais pour les Pays-Bas, notre pays. Parce que j'ai besoin d'utiliser la seule liberté que j'ai encore pour protéger notre pays. Contre l'islam et contre le terrorisme. Contre l'immigration des pays islamiques. Contre le grand problème des Marocains aux Pays-Bas", a-t-il expliqué.

Geert Wilders, qui nie toutes les accusations portées contre lui, estimant que "la nationalité marocaine est sur-représentée aux Pays-Bas en matière de criminalité, de dépendance à l'égard des prestations sociales et de terreur", a également déclaré qu'il était "seul aujourd'hui" à comparaître devant la Justice, mais qu'il n'est "pas le seul" à être jugé.

"Vous jugerez des millions d'hommes et de femmes aux Pays-Bas", a-t-il ajouté, affirmant dans ce discours de 30 minutes que "43% des Néerlandais veulent moins de Marocains".

Ce procès, qu'il a qualifié de "politique", intervient à quatre mois des élections législatives pour lesquelles son Parti pour la Liberté (PVV) arrive en deuxième place dans les sondages.

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