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Réglementation fiscale: Le Maroc grimpe dans le classement mondial

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Réglementation fiscale: Le Maroc grimpe dans le classement mondial | DR
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FISCALITÉ - En matière de réglementation fiscale, le Maroc ne s'en sort pas trop mal. Dans leur dernier rapport sur le niveau de taxation globale des entreprises moyennes dans le monde, intitulé "Paying Taxes 2017", le cabinet de conseil américain PricewaterhouseCoopers (PwC) et la Banque mondiale classent le royaume à la 41e position sur les 189 pays étudiés.

Selon le rapport rendu public cette semaine, le Maroc, qui était classé 66e l'année dernière, a réalisé un bond de 21 places dans le classement.

A titre de comparaison, au Maghreb, la Tunisie arrive 106e au tableau général, l'Algérie 155e et la Libye 121e.

Pour établir son classement, PwC et la Banque mondiale se sont basés sur trois critères d'évaluation, à savoir le niveau de taxation total (y compris les charges sociales), le nombre de déclarations à réaliser et le temps passé par les entreprises pour se conformer à la réglementation fiscale de chaque pays.

Résultat: les pays qui disposent des fiscalités les plus avantageuses pour les entreprises moyennes sont ceux du Golfe.

Le Qatar et les Emirats arabes unis arrivent, en effet, en tête du classement, suivis par la Chine, le Bahreïn, l’Irlande et le Koweït. En bas du tableau, on retrouve le Venezuela, la Bolivie, la République centrafricaine, la Mauritanie et en dernier, le Tchad (189e).

En septembre dernier, la commission fiscalité de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), a présenté ses directives pour le prochain Projet de loi de finances (PLF). Le patronat marocain compte, en effet, présenter au nouveau gouvernement une nouvelle "loi cadre fiscale" en vue de son adoption.

"On s'est aperçu au fil des années que d'un gouvernement à un autre, les engagements changent, certains sont contradictoires, d'autres sont mis au placard. Cette loi cadre permettrait d'avoir une meilleure visibilité et d'acter plusieurs disposions. Chaque gouvernement qui va venir pourra s'y référer et piocher dedans", expliquait alors Abdelkader Boukhriss le président de la commission fiscale, lors d'une conférence de presse en septembre, à Casablanca.

Avec cette nouvelle "loi cadre fiscale", la CGEM s'est fixée un certain nombre d'objectifs. Parmi eux, l'amélioration et le renforcement de la compétitivité des entreprises, la création d'opportunités "pérennes" d'emploi, l'instauration d'une meilleure visibilité fiscale ou encore l'élargissement de l'assiette fiscale par l'intégration du secteur formel.

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