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"Le gouvernement s'attaque au pouvoir d'achat des Algériens": Le FFS rejette "avec force" le PLF 2017

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PHILIPPE MERLE via Getty Images
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Le Front des Forces Socialistes (FFS) a rejeté "avec force" le projet de loi de finances (PLF) 2017, adopté mardi 22 novembre, estimant dans une déclaration publiée le même jour que le gouvernement s'attaque au pouvoir d'achat des Algériens.

"Le FFS considère que cette loi porte gravement atteinte aux intérêts du pays et méprise la population", a affirmé le parti dans le même document signé le chef du groupe parlementaire, le député Chafaa Bouaiche.

Le PLF 2017, débattu la semaine passée à l’Assemblée nationale populaire (APN), propose plusieurs augmentations de taxes et d'impôts. Le gouvernement compte à travers ces mesures pallier partiellement la chute des recettes fiscales pétrolières.

Le texte propose notamment une augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) la portant de 17% à 19% pour le taux normal et de 7% à 9% pour le taux réduit. Elle permettrait au Trésor public d’engranger une plus-value fiscale de 110 milliards de dinars (mds DA), selon l’exposé des motifs accompagnant ce projet de loi.

Pour le FFS, le gouvernement a choisi de s'attaquer au pouvoir d'achat des citoyens, déjà fragilisé par l'inflation et la dépréciation du dinar, au lieu d’aller "chercher les milliards détournés dans la surfacturation, les transferts illégaux de devises et la fraude fiscal".

"Le gouvernement a décidé de faire payer les Algériens et d’épargner les barons", a affirmé M. Bouaiche. "Les barons ont des entrées au gouvernement, ils sont au gouvernement. Ils risquent de devenir tout le gouvernement", a-t-il martelé.

Pour le parti de l'opposition, la crise est tout aussi économique que politique car elle concerne "une économie qui, des décennies durant, a été rendue totalement dépendante de la rente des hydrocarbures".

Le PLF 2017, qui ne fait que légaliser "la hogra" et l'injustice, poursuit le député, vient couronner un processus qui a commencé avec la révision de la constitution et confirme pourquoi le pouvoir "n’a pas voulu entamer un vrai dialogue et prendre le risque d’aller vers des mesures qui remettrait de l’égalité devant la loi entre Algériens."

"Le FFS considère qu’un consensus national est indispensable pour faire face à la crise multidimentionnelle qui n’est pas liée seulement à cette baisse des revenus de la rente pétrolière", a conclu enfin Chafaa Bouaiche.

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