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Brahim El Mazned: "Visa for Music est une plateforme établie malgré son jeune âge"

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Visa for Music
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MUSIQUE - Après quatre jours de concerts, de rencontres, de conférences et de sessions de formation, la troisième édition du salon dédié aux musiques d'Afrique et du Moyen-Orient Visa for Music a tenu sa cérémonie de clôture le 19 novembre. L'occasion de faire un premier bilan avec Brahim El Mazned, le fondateur de l'événement qui souhaite donner un nouveau souffle à l'industrie de la musique dans la région.

HuffPost Maroc: Après trois ans d'existence, peut-on dire que le salon Visa for Music est arrivé à maturité?

Brahim El Mazned: En 2016, Visa for Music a pu confirmer sa position comme le premier marché de la musique en Afrique et au Moyen-Orient. En chiffres, c'est la première plateforme qui réunit autant de professionnels de la musique de la région et même d'ailleurs. La qualité des promoteurs, des tourneurs, des managers et des producteurs venus participer à cette troisième édition confirment nos propos.

Pourtant, vous considérez que ce n'est que le début...

Nous avons créé une plateforme qui est aujourd'hui établie malgré son jeune âge. Nous avons encore beaucoup de travail à faire afin de structurer l'industrie de la musique en Afrique et au Moyen-Orient. Dans ce cadre, nous nous focalisons beaucoup sur la formation. Plusieurs sessions de formation aux métiers de la musique ont été entreprises depuis la première édition.

Quels sont vos objectifs sur le long terme?

Nous souhaitons établir et conforter un véritable marché de la musique dans la région. Dernièrement, nous nous sommes réunis avec plusieurs autres organisations d'événements similaires dans le monde, et nous étions quasiment les seuls à représenter l'Afrique. Nous souhaitons également accueillir davantage de professionnels du secteur, mais nous ne pouvons aller au-delà de nos moyens.

Où en est l'industrie de la musique au Maroc?

C'est un secteur en effervescence aujourd'hui. Entre Visa for Music et le Momex (Bureau dédié à l'export de la musique marocaine dont Brahim El Mazned est également le directeur, ndlr), nous essayons de promouvoir davantage nos artistes locaux à l'international, afin qu'ils puissent être bookés pour des concerts et des festivals à l'étranger, et ça marche. Rien qu'en 2014, les artistes marocains ont pu être bookés pour près de 160 dates après la première édition de Visa for Music, soit près de 480.000 euros de gains pour ces artistes.

Il y a également l'ensemble des appels à projets du ministère de la Culture qui dédie près de 15 millions de dirhams à la musique annuellement. Plusieurs éléments prouvent qu'à court terme, nous allons mettre en place une véritable dynamique autour de la musique marocaine.

Où en est le numérique dans votre processus de dynamisation de l'industrie de la musique au Maroc?

La mutation de ce secteur va très vite. Il faut par exemple travailler sur de nouvelles retombées pour les artistes, comme le streaming et la vente en ligne. Si la mutation connaît une vitesse impressionnante, nous continuons à nous battre. Mais il faut rappeler que le live (les concerts, ndlr) prend une place prépondérante au Maroc. On ne peut pas rencontrer son public uniquement à travers son smartphone. Je pense personnellement que les concerts devraient prendre plus de place. Dans ce contexte, nous aimerions d'ailleurs mettre en place un réseau de salles dédiées aux musiques actuelles au Maroc.

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