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Bardo-Cette vidéo du journal français"Le Parisien" sur le témoignage d'une famille française victime qui ne plaît pas à la Présidence

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"Rien n'est organisé, on nous balade d'un endroit à un autre. On nous promet qu'on va rencontrer le président, qu'on va avoir le temps de parler avec lui et c'était pas du tout le cas... Il ne se passe rien, des caméras...mais pourquoi on est là? je ne suis pas venue visiter le musée", déplore Anne-Sophie Tinois, fille de Christophe Tinois, tué dans l'attentat du Bardo, dans une reportage du journal Français "Le Parisien" sur la cérémonie à laquelle étaient conviées les victimes françaises à l'occasion de l’exposition “Lieux Saints Partagés” qui a eu lieu le 18 novembre au Musée du Bardo. Au cours de la cérémonie, un hommage a été rendu aux victimes de l'attentat qui a fait 22 morts (21 touristes étrangers et un policier tunisien), le 18 mars 2015.

Émue, la jeune femme fustige l'attitude du président de la République, qui s'est contenté, d'après elle, de lui serrer la main et de la réconforter en lui adressant quelques mots, "Je n'ai pas besoin de pitié", lance-t-elle. Et d'ajouter: Ça fait un an et demi, on a jamais eu aucune information, aucun mot de la Tunisie".

Même son de cloche du côté de l'avocate d'une famille de victime française, Maitre Pauline Manesse, qui évoque la responsabilité de l'Etat tunisien dans cet attentat puisque le musée n'était pas assez sécurisé: "Qu'il reconnaisse la responsabilité de l'Etat dans cette défaillance institutionnelle", plaide-t-elle en accusant Béji Caid Essebsi d'inertie: " Il n'était pas capable de nous écouter. Elle réclame un entretien individuel avec lui, "c'est le minimum envers des victimes françaises décédées sur son sol, sur son territoire", s'exclame-t-elle.

La Présidence n'apprécie pas et répond

Contacté par Mosaïque FM, Hassan Arfaoui, conseiller auprès du Président de la République, chargé des actions culturelles, a écarté cette version des faits, arguant que cette vidéo s'inscrit dans l"a recherche du buzz "et que "les deux personnes (sur plus de 15) qu’on voit dans la vidéo considèrent que l’information a été déformée" et d'ajouter que "les victimes des attentats du Bardo, leurs familles et leurs représentants présents avec le Président vont rétablir eux-mêmes la vérité à travers un communiqué qu’ils s’apprêtent à rendre public."

"Les informations qui parlent de boycott de la Tunisie par les victimes de l’attentat du Bardo ou leurs représentants sont l’œuvre d’un avocat connu pour son appartenance à l’extrême droite en France qui écrit régulièrement dans un site (qui s’appelle Atlantico) qui exprime les points de vue de tendance extrémiste. Ses dernières allégations ont été malheureusement reprises par Le canard enchaîné".

LIRE AUSSI: En cause, le piétinement de l'enquête: Des victimes françaises de l'attentat du Bardo refusent une invitation du président de la République tunisienne

En effet, d'après "Le canard enchaîné", 6 français, victimes de l'attentat du Bardo ont refusé une invitation pour la cérémonie d'hommage du président de la République tunisienne Béji Caid Essebsi.

Selon le média français, ces victimes ont qualifié cette invitation de "poudre aux yeux médiatique" au vu du piétinement de l'enquête.

Ainsi, 6 complices présumés des terroristes ont été arrêtés et relâchés après s'être rétractés de leurs propos arguant la torture rapporte le Canard Enchaîné avant d'ajouter que le juge qui les a relâchés, devenu par la suite procureur fait office d'une enquête du ministère de la Justice.

Par ailleurs, toujours selon le Canard enchaîné, deux syndicalistes policiers -à savoir Issam Dardouri et Walid Zarrouk- sont actuellement en prison pour avoir dénoncé "des défauts" au niveau de l'enquête.

Partagé sur Twitter par l'avocat des victimes françaises de l'attentat du Bardo, Philippe de Veulle, celui-ci qualifie cette enquête de "scandale" affirmant que "les juges islamistes étouffent la vérité en Tunisie".

Ce dernier répond à la Présidence via un tweet, surpris d'être qualifié d'extreme droite pour une tribune dans un site:

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