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Syrie: le temps est compté à Alep-Est, selon l'émissaire de l'ONU

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STAFFAN DE MISTURA
United Nation's Syria envoy Staffan de Mistura gestures during a press conference on the Aleppo situation on October 6, 2016 at the UN Offices in Geneva.The rebel-held east of Syria's Aleppo could be destroyed by year's end if a brutal offensive by government troops and supported by Russia persists, the UN's Syria envoy said October 6. / AFP / FABRICE COFFRINI (Photo credit should read FABRICE COFFRINI/AFP/Getty Images) | FABRICE COFFRINI via Getty Images
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L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura a prévenu dimanche à Damas que le temps (était) compté pour l'est d'Alep, secteur rebelle de la ville soumis à des bombardements meurtriers du régime syrien.

Le temps est compté et nous menons une course contre la montre, a affirmé M. De Mistura aux journalistes à Damas, quelques heures après avoir rencontré le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem.

Ce que nous entendons de nos collègues (dans les agences) humanitaires est que, particulièrement à Alep-Est mais aussi dans d'autres parties de la Syrie, il y a une crainte grandissante qu'il y ait une accélération des activités militaires au lieu des initiatives humanitaires ou politiques, a poursuivi M. de Mistura.

D'ici Noël, en raison de l'intensification des opérations militaires, on verra un écroulement (...) de ce qui reste à Alep-Est et vous pourriez avoir 200.000 personnes fuyant vers la Turquie, ce qui serait une catastrophe humanitaire, a-t-il mis en garde.

L'envoyé spécial de l'ONU, qui a rappelé l'indignation internationale concernant ces bombardements, a confirmé le refus de Damas de reconnaître une administration autonome rebelle à Alep-Est, une des propositions de l'envoyé de l'ONU.

Depuis mardi, un déluge de roquettes, d'obus et de barils d'explosifs a provoqué la mort d'au moins 107 civils identifiés, dont 17 enfants, à Alep-Est, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Damas semble déterminé à reprendre coûte que coûte la partie est d'Alep qui lui échappe depuis 2012. Alep est le principal front du conflit qui a fait plus de 300.000 morts depuis 2011.

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