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L'Intersyndicale maintient sa grève des trois jours pour les 21,22 et 23 novembre

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INTERSYNDICALE
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Face à la détermination du gouvernement de ne pas revenir sur sa décision d'annuler la retraite proportionnelle et sans condition d'âge, l’Intersyndicale de la fonction publique a annoncé le maintien de sa grève des trois jours.

L’organisation syndicale a décidé d’une grève les 21, 22, 23 et 26, 27 et le 29 novembre prochains accompagné de rassemblements régionaux et d’un rassemblement national le 27 novembre prochain devant l’Assemblée populaire nationale, affirme le communiqué publié hier et relayé par les médias nationaux.

L’intersyndicale avait déjà annoncé un durcissement du mouvement après avoir organisé deux grèves de deux jours. Elle le confirme ce 20 novembre, lors d’une réunion au siège de l'UNPEF, regroupant des syndicats autonomes de la fonction publique (UNPEF, CNAPEST, SNPSP, SNTE, SATEF, SNAPEST, SNAPEP, SAFAP, CELA, SNATEG, SNVFAP, SNTFP).

Lors de cette réunion, l’Intersyndicale veut expliquer sa démarche à l’opinion publique avant d’entamer son mouvement de protestation prévue pour le 21 novembre.

Dans le même communiqué, l’Intersyndicale réitère son exigence fondamentale à savoir le maintien de la retraite anticipée et sans condition d’âge. Les syndicalistes exigent aussi la participation des syndicats autonomes dans l’élaboration du nouveau code du travail et la préservation du pouvoir d’achat des travailleurs.

Le communiqué note aussi que cinq mois après la décision unilatérale prise au sein de la tripartite de supprimer la retraite proportionnelle et la retraite sans condition d'âge, le gouvernement persiste à mettre les travailleurs face au "fait accompli".

"Toutes nos tentatives, depuis cinq mois, d’ouvrir un dialogue sérieux avec les pouvoirs publics sur le dossier de la retraite pour dépasser la crise et trouver des solutions ont échoué", regrette l’Intersyndicale qui dénonce l’exclusion des syndicats autonomes, "représentants légitimes des travailleurs", de l’élaboration du nouveau code de travail.

Le secteur de l’éducation, avec six syndicats qui appellent à la grève, risque de connaître de grandes perturbations notamment à l'approche des examens trimestriels.

La ministre de l’Education qui tente de trouver une solution pour les élèves avec les chefs d'établissements reconnaît que la protestation risquait de "perturber l’année scolaire".

Les protestataires, qui ne reviennent pas sur leur décision, menacent d'ores et déjà d'entamer un débrayage illimité.
La confrontation entre les syndicats et le gouvernement risque de connaitre une escalade qui met en péril la paix sociale.

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