Huffpost Tunisie mg

Coup d'envoi de la plénière consacrée à la Loi de Finances 2017 - Youssef Chahed: "Pas d'augmentation salariale sans développement!"

Publication: Mis à jour:
YOUSSEF CHAHED
Zoubeir Souissi / Reuters
Imprimer

Quelques minutes avant le démarrage de la séance plénière consacrée à la discussion du projet de la loi des Finances de 2017 à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), la ministre des Finances, Lamia Zribi, a déclaré que des représentants du gouvernement continuent de négocier avec l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) afin de faire appliquer le report des augmentations salariales. Sans ce report, toujours le ministre, l’Etat tunisien sera incapable de trouver les ressources suffisantes pour boucler son budget. Cette somme a été estimée par la ministre à 15 milliard de dinars.

Dans son allocution d’inauguration de la séance, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a insisté sur l’importance des réformes relatives à tous les secteurs.

Revenant sur le bilan de son équipe au bout de quatre-vingt-quatre jours de travail, Youssef Chahed a annoncé que l’Etat a réussi à récupérer huit mille hectares de ses terres, à confisquer des produits de contrebande dont, la somme s’élève à cent-vingt million de dinars et à débloquer la situation au port de Rades. Le chef du gouvernement a assuré que tous les gouverneurs ont reçu des consignes pour qu’ils appliquent la loi avec tous ceux qui osent la violer et ce indépendamment de leur appartenance sociale ou partisane.

En ce qui concerne le projet de loi, Youssef Chahed a assuré qu’il continent trois grands messages: le début de la remise en forme des Finances publiques, l’instauration d’une justice fiscale et la lutte contre l’évasion fiscale pour les métiers libéraux.

En ce qui concerne le bras de fer avec l’UGTT – qui n’accepte pas le report des augmentations salariales pour le secteur public – Youssef Chahed a expliqué que ces mêmes augmentations ne peuvent pas avoir lieu en l’absence du développement. Et d’ajouter que le taux d’endettement de la Tunisie a atteint des degrés alarmants ce qui oblige la loi de Finances à imposer des mesures courageuses qui répartie les sacrifices sur tous les Tunisiens.

Avant de passer la parole aux députés, le président du Parlement, Mohamed Ennaceur, a appelé toutes les parties prenantes à dépasser les intérêts présents et à aller directement au vif du sujet et ce afin que la Tunisie puisse sortir le plutôt possible de la crise qu’elle traverse.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Sur le web