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"Les voix de nos classiques" de la compagnie théatrale de Madrid présentée au TNA

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Institut Cervantès
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L’institut Cervantes d'Alger et l'ambassade d'Espagne ont, à nouveau surpris le public algérois par une représentation atypique et de très haute facture subjuguant le public présent le soir du 17 novembre au Théâtre national Mahieddine Bachtarzi (Tna).

Après Berlin et Rome, "La Voz de Nuestros Clasicos" (la voix de nos classiques) de la Compagnie nationale de Théâtre classique de Madrid, a choisi Alger pour sa troisième représentation placée sous le thème "Les lieux de Cervantes" pour "défendre et préserver le patrimoine théâtral hispanique antérieur au XXe Siècle".

S'inscrivant dans les festivités célébrants le 400e anniversaire de la disparition de Miguel de Cervantes (1547-1616), le spectacle "La Voz de Nuestros Clasicos", a rassemblé des extraits de ses textes, ainsi que ceux de Calderon de la Barca
(1600-1681) et Lope de Vega (1562-1635).

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Des lectures théâtrales sur des textes de Miguel de Cervantes et autres célèbres auteurs classiques espagnols, ont été présentées par des comédiens de la Compagnie ibérique de Théâtre classique, qui ont transporté le public dans un monde du son et du sens.

Même si le spectacle était intégralement en langue espagnole, un petit livret de présentation distribué en début de représentation permettait au public non hispanophone de suivre allègrement le jeu sur scène.

Le spectacle dépourvu de costumes spécifiques ou de décors spéciaux, permettait aux spectateurs de se concentrer sur les mots (las palabras) et leur musicalité. Ces mots aux sons et aux tons différents déclamés par des acteurs chevronnés et accompagnés d'un jeu de vihuela, cet instrument typiquement espagnol aux influences mauresques, rajoutaient à la magie de ces textes venus de siècles lointains.

Mises en scène par Helena Pimenta, les lectures, ont été servies par les comédiennes Nuria Gallardo, Pepa Pedroche et la voix masculine de Marcial Alvarez, accompagnés à la Vihuela par Juan Carlos de Mulder à la Vihuela.

Mines graves ou gaies, rires, pleurs, regrets, incertitudes, discrétions, peurs, mélancolie, ruses, détermination, révolte et autres bouleversements de la nature humaine, ont été exprimés, exploitant les traits du visage et le geste précis dans des postures statiques.

Durant plus d'une heure de temps, les comédiens, devant leurs pupitres, ont redonné vie aux passages des œuvres, "La vie est un songe", "Le Maire de Zalamea" de Calderon de la Barca, "Le chien du jardinier" de Lope de Vega et "Le divertissement", "Pedro de Urdemalas" ainsi que "Le Quichote" de Miguel de Cervantes.


Bien que peu nombreux, les spectateurs, ont applaudis longuement les comédiens. Le spectacle a été rehaussé par la présence de l'ambassadeur d'Espagne en Algérie, Alejandro Polanco, et la directrice de l'institut de l'institut Cervantès d'Alger, Raquel Romero.

La Compagnie Nationale du Théâtre Classique a sur son agenda une autre rencontre avec le public maghrébin. Le rendez-vous est fixé cette fois-ci, à la Maison de la culture Ibn Rachiq, dans le cadre des Journées théâtrales de Carthage 2016.

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