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Le Maroc et la Banque Mondiale lancent le premier fonds d'investissement vert dédié au continent africain GGIF for Africa

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COP22
Le Maroc et la Banque Mondiale lancent le premier fonds d'investissement vert dédié à l'Afrique | Youtube
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ENVIRONNEMENT - La COP22 est définitivement celle des financements verts... et de l'Afrique. Alors que se tient ce mercredi le sommet des chefs d'État africains, le Maroc, via le fonds souverain d'investissement Ithmar Capital, et la Banque Mondiale ont signé, mercredi à Marrakech, un mémorandum d’entente pour le lancement de la première plateforme d’investissement verte en Afrique, baptisée "Green Growth Infrastructure Facility for Africa" (GGIF for Africa), lors du "Sommet de la finance" tenu en marge de la COP 22.

Ce fonds, dont le mémorandum d’entente a été signé par le vice-président de la Banque mondiale pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord, Hafez Ghanem, et le directeur général de Ithmar Capital, vise à "catalyser la transition en Afrique vers une économie verte et d’orienter les flux de capitaux vers la mise en place de projets d’infrastructures efficaces, durables et à faible intensité de carbone", indique l'agence MAP. Outil de "soutien et d’initiatives concrètes en Afrique", GGIF for Africa aura donc pour objectif d’attirer des investisseurs privés à la recherche "d’investissements responsables et écologiques".

A la différence de la majorité des fonds pour le climat créés à ce jour, dont le but est d’accorder des subventions ou des financements concessionnels, le GGIF for Africa est structuré comme un fonds de capital investissement. La Banque Mondiale et Ithmar Capital ont d'ores et déjà annoncé leur volonté d'intensifier leur collaboration avec un large éventail d'investisseurs publics et privés, y compris les banques régionales de développement, les fonds souverains et les investisseurs institutionnels internationaux et régionaux à travers ce véhicule d’investissement.

L'enjeu est de taille. En Afrique, la répartition des ressources naturelles est pour le moins inégale: 31 économies africaines ont moins de 10 milliards de dollars en PIB, 15 pays sont sans littoral, moins de 5 % des terres agricoles sont irriguées, moins de 10% du potentiel hydroélectrique a été exploité et seulement 58% des Africains ont accès à de l’eau potable, alors même que les besoins d'accès aux infrastructures sont importants. Exemple: l'Afrique a besoin chaque année de 7.000 MW de production d'électricité, mais n'a installé que 1.000 MW au cours des dernières années.

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