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Pour Bachar al-Assad, Donald Trump sera un "allié naturel" s'il s'engage dans la lutte contre le terrorisme

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AL ASSAD
Syria's President Bashar al-Assad speaks during an interview with a Portuguese television channel in this handout picture provided by SANA on November 15, 2016. SANA/Handout via REUTERS ATTENTION EDITORS - THIS PICTURE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY. IT IS DISTRIBUTED, EXACTLY AS RECEIVED BY REUTERS, AS A SERVICE TO CLIENTS. REUTERS IS UNABLE TO INDEPENDENTLY VERIFY THE AUTHENTICITY, CONTENT, LOCATION OR DATE OF THIS IMAGE. FOR EDITORIAL USE ONLY. TPX IMAGES OF THE DAY | Sana Sana / Reuters
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INTERNATIONAL - Plus d'une semaine après l'élection de Donald Trump, le chef de l'Etat syrien Bachar al-Assad s'est exprimé pour la première fois dans un entretien à la télévision publique portugaise RTP diffusé mardi 15 novembre dans la soirée. Il a affirmé que le président américain élu serait "un allié naturel" s'il luttait contre le terrorisme.

"Nous ne pouvons rien dire sur ce qu'il va faire, mais disons que s'il va lutter contre le terrorisme, bien sûr nous allons être alliés, des alliés naturels de la même manière que nous le sommes avec les Russes, les Iraniens et beaucoup d'autres pays qui veulent défaire le terrorisme", a dit Bachar al-Assad à la RTP.

Par le terme de "terrorisme", le régime de Damas entend toutes les formations armées qui lui sont hostiles, que ce soit celles considérées comme modérées ou les jihadistes, comme le groupe Etat islamique, qui contrôle de vastes régions en Syrie.

Bachar al-Assad reste prudent

Interrogé sur les déclarations de Donald Trump jugeant prioritaire en Syrie la lutte contre le groupe Etat islamique, Bachar al-Assad s'est montré toutefois prudent. "Bien sûr que c'est prometteur, mais pourra-t-il le concrétiser. Pourra-t-il agir dans ce sens? Qu'en est-il des forces qui sont opposées à cela au sein de son administration et du courant dominant dans les médias qui étaient contre lui? (...) C'est pour cela que nous sommes encore dubitatifs sur le fait qu'il puisse tenir ses promesses", a-t-il ajouté.

Dans un entretien publié samedi par le Wall Street Journal, Donald Trump avait suggéré qu'il fallait lutter davantage contre l'EI. Et, à chercher à remplacer Bachar al-Assad, avait-il dit, "nous allons finir par combattre la Russie", alliée de Damas. "L'EI est une bien plus grande menace contre nous qu'Assad", avait déjà déclaré Donald Trump au New York Times en juillet.

Dans son entretien, le chef de l'Etat syrien a en outre insisté sur son refus de toute ingérence américaine en Syrie. "Cela fait 50 ans que les Etats-Unis s'ingèrent dans les affaires d'autres pays et en fait, ils ne sont bons qu'à créer des problèmes, non à les résoudre".

Interrogé sur son attitude vis-a-vis du prochain secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le président Assad a affirmé: "les Nations unies, ce n'est pas le secrétaire général, même s'il a une position importante", mais plutôt les cinq membres permanents du Conseil de sécurité. "En tout cas, il faut qu'il soit objectif (...) et qu'il ne transforme pas son bureau en succursale du département d'Etat américain". "C'est ce que nous espérons", a-t-il souligné.

Il a par ailleurs qualifié le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays soutient la rébellion syrienne, de "malade, mégalomane et d'instable", ajoutant: "Il vit en dehors de la réalité".

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