Huffpost Tunisie mg

La veuve de Nagdh à Nida Tounes: "Honte à vous. Démissionnez"

Publication: Mis à jour:
NIDA TOUNES
Beji Caid Essebsi, former Tunisian Prime Minister and leader of the Nida Touns (Call of Tunisia) secular party, speaks during a public meeting on the party's second anniversary of its founding, as bodyguards stand near him in Tunis January 27, 2013. REUTERS/Anis Mili (TUNISIA - Tags: POLITICS ANNIVERSARY) | Anis Mili / Reuters
Imprimer

JUSTICE- Le non-lieu prononcé par le tribunal de première instance de Sousse en faveur des deux suspects ainsi que deux de leurs complices dans l'affaire de la mort de l'ancien coordinateur régional de Nidaa Tounes à Tataouine, Lotfi Nagdh a créé une levée de boucliers. Et c'est la femme du défunt qui monte la première au créneau pour dénoncer un procès "vendu aux traîtres dont les mains sont souillées par les meurtres et les lynchages", a-t-lancé sur les ondes de Jawhara FM.

À ceux qui évoquent une tentative de certains membres de Nida Tounes de faire pression sur le juge lors du procès, elle rétorque que c'est la première fois qu'ils y assistent, peut-être "pour sauver la face" car j'ai déjà reproché leur absence".
Et d'ajouter que "C'est Rached Ghannouchi, son parti et ses affiliés qui ont mis la pression et ce, durant quatre années".

La veuve de Lotfi Nagdh ne mâche pas ses mots à l'encontre de Nida Tounes, qu'elle accuse d'avoir instrumentalisé l'affaire de son mari pour des raisons électorales et qu'aussitôt arrivés au pouvoir, ils ont pactisé avec Ennahdha et ont jeté aux oubliettes l'affaire. "Honte à vous. Si vous avez un brin d'honneur et de dignité, démissionnez", clame-t-elle en direction des dirigeants de Nida Tounes, ses parlementaires et au président de la République Béji Caid Essebssi.

LIRE AUSSI: Quand Béji Caid Essbesi imputait à demi-mot la mort de Lotfi Nagdh à Ennahdha (VIDÉO)

"Ils ont scellé une alliance avec Rached Ghannouchi qui a dressé, il n'y a pas si longtemps, les Tunisiens les uns contre les autres, sème le chaos, disait que Nida Tounes était plus dangereux que les salafistes. Face à de telles trahisons, comment vivre en paix dans ce pays".

La femme de Nagdh promet de poursuivre "le combat pour lever le voile sur la vérité" à travers les juridictions tunisiennes et internationales si nécessaire. "Je ne suis pas contre la paix sociale mais elle ne doit pas se faire au détriment de la justice", conclut-elle.

LIRE AUSSI:Nagdh n'est plus martyr ou la débâcle du système