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Le pétrole rebondit fortement à New York, l'Opep restant au centre du jeu

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OIL PRICE
oildrop with stock chart on white background | artpartner-images via Getty Images
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Les cours du pétrole montaient nettement mardi à l'ouverture à New York, les investisseurs se motivant à repasser à l'achat face au bas niveau des prix et prenant comme prétexte de nouvelles rumeurs sur l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Vers 14H05 GMT, le prix du baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, prenait 1,08 dollar à 44,40 dollars sur le contrat pour livraison en décembre au New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Je ne suis pas certain de ce qui explique" cette forte hausse, a reconnu Kyle Cooper de IAF Advisors. "On avait beaucoup baissé en peu de temps, donc un rebond n'a rien d'inhabituel."

Les cours pâtissent depuis plusieurs semaines de doutes désormais généraux sur les chances de concrétisation d'un pacte de réduction de l'offre au sein de l'Opep, alors que l'annonce fin septembre d'un accord préliminaire en ce sens avait provoqué une brève embellie en octobre.

Certes, mardi, le rebond des cours, tombés la veille au plus bas depuis août en cours de séance, peut s'expliquer par "les derniers efforts diplomatiques en date du Qatar, du Venezuela et de l'Algérie pour parvenir à un compromis lors du sommet de l'Opep", le 30 novembre, ont avancé dans une note les experts de Commerzbank.

Selon des rumeurs de presse, ces trois membres de l'Opep sont engagés dans une opération de dernière minute pour réconcilier les positions divergentes au sein du cartel, l'Algérie et le Venezuela souffrant particulièrement de difficultés budgétaires face au bas niveau des cours.

"Manifestement, le marché se remet à croire à une baisse de la production de l'Opep, après s'être auparavant montré de plus en plus pessimiste", ont-expliqué les experts de Commerzbank.

Parmi les autres éléments encourageants, ils faisaient état de rumeurs selon lesquelles l'Iran avait manifesté sa bonne volonté de geler sa production à quatre millions de barils par jour (bj), soufflant le chaud et le froid après annoncé lors de week-end une hausse de son offre à quasiment ce niveau.

L'Iran est censé être exempté de participer à l'accord, puisqu'il est en train de faire son retour sur le marché mondial à la suite de la levée de sanctions, mais tout durcissement de son ton risque de froisser l'Arabie saoudite, son grand rival régional et le membre dominant de l'Opep.

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