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Donald Trump ne pourrait pas freiner la dynamique dans laquelle nous sommes engagés contre le réchauffement climatique", affirme Ban Ki-Moon

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Mehdi Alioui
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Le Secrétaire général des Nations-Unies (ONU), Ban Ki-Moon a affirmé ce mardi 15 novembre que le président élu Donald Trump ne pourrait pas freiner la dynamique engagée dans le monde contre le réchauffement climatique. Lors d’une conférence de presse animée à la Zone Bleue à Baba Ighli, en ouverture de la réunion de Haut Niveau de la COP22, il a fait part de son optimisme quant à la poursuite des efforts des pays signataires de l’Accord de Paris sur le Climat.

M. Ban Ki-Moon a révélé ce matin avoir eu une conversation téléphonique avec le président élu, Donald Trump. Lors des présidentielles, ce dernier a promis de faire retirer les Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le Climat. Il affirmait que le réchauffement climatique était un canular, promettant également de relancer la production de charbon.

Des craintes s’étaient ainsi exprimées de la part des Etats signataires de l’Accord de Paris et des ONG, lors de la Conférence de Marrakech, qui se déroule jusqu’au 18 novembre.

Le Secrétaire général des Nations Unies , se voulant rassurant, a tout de go affirmé que “Donald Trump ne pourrait pas freiner la dynamique dans laquelle est engage le monde contre le réchauffement climatique”.
Il a souligné que les efforts fournis par les Etats signataires et la Société civile dans cette lutte ne pourront pas être réduits à néants par le président élu.

“Regardez où nous en sommes…De toutes l’histoire des Nations Unies, aucun accord, argument ou traité n’a enregistré autant de ratifications en un temps record”, a-t-il fait remarquer. Il a réitéré que le monde est engage dans une “très forte dynamique” que l’éventuel retrait des Etats-Unis de cet Accord ne saurait de toute manière freiner.

Sa considération formulée, il a rajouté que Donald Trump est “une personne assez intelligente pour comprendre” les enjeux de cette lutte rajoutant qu'"aucun pays, aussi puissant soit-il, n'est immunisé contre l'impact du changement climatique".

De son côté, Patricia Espinosa a expliqué que l'Accord de Paris en vigueur est également une obligation juridique pour ceux qui l'ont ratifié.

M. Ban Ki Moon a ensuite exprimé son souhait de voir cette même dynamique se poursuivre avec son successeur à la tête de l’ONU.

“Un bon signal”

Le président de la COP22, Salaheddine Mezouar, avait fait part de plus d’optimisme lors d’une conférence de presse dimanche , affirmant que “l’élection de Trump ne plane plus sur les discussions”.

Il avait d’ailleurs affirmé que "le président américain a retiré sur sa page la partie relative à l’Accord de Paris, ce qui est un bon signal pour nous".

Il avait rajouté que "toute les parties sont confiantes. Il faut garder cette dynamique et faire confiance au peuple américain qui, lui, est engagé de manière forte et déterminée dans le combat contre le réchauffement climatique par l’action".

Autre détail soulevé par Salaheddine Mezouar : le retrait d’une aprtie ne remet pas en cause n’entrée en vigueur de l’Accord de Paris.

LIRE AUSSI : 105 pays ont ratifié l’Accord de Paris sur le Climat

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