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Benkirane revient sur les difficultés de la formation du gouvernement (VIDÉO)

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BENKIRANE
Moroccan Prime Minister and Secretary General of the ruling Islamist Justice and Development Party (PJD), Abdelilah Benkirane, attends a conference during a party meeting in Sale on October 22, 2016. / AFP / FADEL SENNA (Photo credit should read FADEL SENNA/AFP/Getty Images) | FADEL SENNA via Getty Images
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MAJORITÉ - C'est une vidéo pleine de sens qu'a décidé de rendre publique le Parti de la justice et du développement (PJD). Lundi 14 novembre en début de soirée, le site du PJD a diffusé une vidéo d'une réunion qui s'est tenu le 5 novembre, entre Abdelilah Benkirane et la commission nationale de son parti.

Face à la commission nationale du PJD, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane n'y est pas allé par quatre chemins. "Il y a eu des tentatives" de mettre les bâtons dans les roues du parti de la lampe, commence par dire le secrétaire général du PJD. "On dit que samedi (le lendemain des élections ndlr), il y a eu une tentative de désavouer les résultats des élections, et de soumettre un mémorandum pour dire qu'ils ne vont pas travailler avec le chef du gouvernement désigné", révèle Benkirane. "Ils", ce sont des partis politiques que le PJD ne nomme pas au départ, et qui sont, selon le chef du gouvernement, derrière "la crise politique que traverse notre pays".

Au fur et à mesure, Abdelilah Benkirane évoque les partis politiques derrière ce blocage: Le Rassemblement national des indépendants (RNI), ainsi que l'Union constitutionnelle (UC), le Mouvement populaire (MP) et l'Union socialiste des forces populaires (USFP). "Ssi Aziz (Akhannouch ndlr), avec qui j'entretiens de bonnes relations, est venu avec des conditions que je ne peux pas accepter", déclare Benkirane. Quant à la demande de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) de présider la première chambre, il s'agit, selon le secrétaire général du PJD, d'"une logique inacceptable".

Benkirane évoque également une "tentative d'élire, mardi (11 octobre ndlr), le président de la Chambre des représentants de l'extérieur de la majorité", qui n'a pas encore été formée.

Pour Benkirane, si l'élection du président de la première chambre avait eu lieu, "je ne pourrai pas former de majorité. Je reviendrai vers le roi, pour lui dire qu'ils ont formé leur propre majorité", et ainsi rendre le tablier.

Abdelilah Benkirane a insisté sur le fait que, dans sa quête pour la formation du nouveau gouvernement, il n'acceptera pas que "la volonté des citoyens soit humiliée", ni qu'une "personne quelconque agisse comme si elle dirigeait le gouvernement".

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