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Ressources en eau: réception de 3 transferts et 5 barrages en 2017

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Plusieurs projets structurants dans le domaine de l'alimentation en eau potable, dont trois grands transferts et cinq barrages, seront réceptionnés en 2017, a annoncé jeudi 10 novembre le ministre des Ressources en eau et de l'environnement, Abdelkader Ouali, relayé par l'APS.

Trois "grands" transferts seront mis en service l'année prochaine afin d'assurer une alimentation en eau potable dans plusieurs régions, a expliquéM. Ouali lors d'une réunion avec la commission des finances et du budget de l'Assemblée populaire nationale (APN) consacrée à l'examen du projet de loi des Finances 2017.

Il s'agit d'un raccordement d'eau de la wilaya de Bejaia vers la région Mehouane dans la wilaya de Sétif, de la réception d'un nouveau transfert à partir du barrage de Bouharoune pour couvrir sept wilayas de l'est du pays et du raccordement des villes de Mascara, Sigh et El-Mohammadia au complexe MAO (Mostaganem, Arzrew, Oran) via la station de dessalement d'El Magtaa (wilaya d'Oran).

Les eaux des barrages et puits de la wilaya de Mascara seront destinées à l'irrigation des terres agricoles de la même région, a-t-il encore dit avant de citer la réception de cinq nouveaux barrages avec une capacité de remplissage de 250 millions de m3 en parallèle avec l'irrigation de 20.000 hectares supplémentaires de terres agricoles.

Le ministre des Ressources en eau a rappelé que plusieurs "grands projets" ont été réceptionnés en 2016, dont deux stations de dessalement de Beni Haoua (Chlef) et El Magtaa sans compter les deux transferts de Beni Haroune-Ain Kercha et Ouerkis et Oued Othmania-Ain Kercha répondant ainsi aux besoins d'un million et demi de citoyens dans les régions est du pays.

Ont également été réalisés une unité d'épuration des eaux souterraines à Illizi, In Salah, Tamanrasset, Ouargla et Tindouf et la modernisation du réseau de raccordement à El Grarem (Mila), Sidi Belabbes et Batna outre la réalisation de surfaces agricoles irriguées d'une superficie de 17 000 hectares et 12 stations de traitement des eaux usées avec une capacité globale de 140 000 m3/jour.

Au volet environnement, l'année écoulée aura enregistré la réalisation de 165 sites dont des centres d'enfouissement technique des déchets (CET) et de tri, des décharges de contrôle et de traitement des résidus environnementaux des unités industrielles et la classification de plusieurs régions humides.

S'agissant de l'enveloppe financière allouée au secteur des ressources en eau et à l'environnement au titre de la loi des Finances 2017, il est prévu qu'elle atteigne 119,461 milliards de DA dont 103,277 milliards de DA pour le budget équipement et 16,184 milliards de DA pour la gestion, a-t-il encore poursuivi.

Reconnaissant le recul du budget consacré à son secteur par rapport aux années précédentes, M. Ouali a fait remarquer que cela aura un impact certain sur les projets sectoriels en cours de réalisation ou ceux inscrits pour l'exercice 2017.

Evoquant les dispositions législatives liées au secteur et contenues dans le projet de loi des Finances 2017, il a souligné trois articles relatifs au mandat attribué au ministre chargé de l'environnement pour la gestion du Fonds national pour l'environnement après avoir figuré parmi les prérogatives du ministre chargé de l'aménagement du territoire et l'élargissement du capital du Fonds national de l'eau et l'indexation du Fonds national pour l'environnement au Fonds national de protection du littoral.

Une réflexion autour de la révision des tarifs de l'eau pour les industriels

D'autre part, M. Ouali a affirmé qu'une réflexion était engagée au niveau de son département ministériel sur la révision de la tarification de l'eau pour les grands clients commerciaux et industriels notamment ceux ayant des activités connues pour leur large consommation d'eau.

Il a rassuré par ailleurs, que le projet de révision de la tarification exclura en cas d'adoption, les familles dont la moyenne de consommation d'eau ne dépasse pas 25m3 par trimestre.

"Cette nouvelle tarification est fondée sur le principe "qui consomme plus, paie plus", a-t-il renchéri.

Cette catégorie de consommateurs représente près de 30 millions de personnes selon les chiffres avancés par M Ouali qui a rappelé que les autorités avaient adopté le prix de 5 DA le mètre-cube alors que le coût des services d'alimentation et de raccordement est de 45 DA.

Le débat qui a suivi la présentation du ministre des Ressources en eau s'est articulé autour de plusieurs questions dont les eaux souterraines salées du Sud, la protection des barrages de l'envasement, la prise en charge des déchets et résidus des activités des sociétés pétrolières dans le Sud et la dangerosité de ces déchets sur la santé de la population et du cheptel.

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