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Ce jour où Trump a confondu le Maroc avec le Mexique

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Ce jour où Trump a confondu le Maroc avec le Mexique | DR
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CONTROVERSE - Jamais un candidat à la présidentielle américaine n'avait collectionné autant de sorties provocantes pendant sa campagne. Parmi les bourdes mémorables de Donald Trump, élu 45e président des Etats-Unis dans la soirée du mardi au mercredi 9 novembre, il y a la fois où il avait confondu le Maroc avec le Mexique.

Début janvier dernier, Trump avait rendu publique sa première publicité télévisée de campagne.

Dans ce court spot de 30 secondes, une voix masculine rappelait que Donald Trump, alors en tête des sondages pour les primaires républicaines, veut "temporairement interdire l'entrée des musulmans aux Etats-Unis" pour lutter contre le terrorisme islamiste. En illustration de ce propos, la photo du couple auteur de l'attentat de San Bernardino, en Californie, qui avait fait 14 morts en décembre 2015. "Il coupera rapidement la tête de l'Etat islamique et prendra leur pétrole", affirmait ensuite la voix off.

Donald Trump "arrêtera l'immigration clandestine en construisant un mur le long de la frontière sud (avec le Mexique), qui sera payé par le Mexique", poursuivait-elle.

Une brève séquence montrait alors des dizaines de personnes semblant courir pour tenter de traverser une frontière grillagée. Mais il ne s'agissait pas de Mexicains.

En réalité, ces images dataient de mai 2014. Selon le site Politifact, elles montraient "des Marocains traversant la frontière" pour rejoindre l'enclave espagnole de Melilla, dans le nord du Maroc. Si les images semblent bien montrer la triple frontière grillagée séparant le Maroc de l'enclave espagnole, les migrants qui tentent régulièrement de la franchir sont pour la grande majorité originaires d'Afrique subsaharienne et non Marocains.

La campagne de Donald Trump a ensuite affirmé que l'utilisation de ces images était "intentionnelle et choisie pour montrer le grave impact d'une frontière ouverte et la vraie menace à laquelle font face les Américains, si nous ne construisons pas immédiatement un mur pour arrêter l'immigration clandestine".

Trump, qui finance lui-même sa campagne présidentielle, s'était contenté jusqu'alors de publicités à la radio diffusés dans les trois premiers Etats appelés à voter.

A l'époque, il entendait dépenser au moins deux millions de dollars par semaine pour ces publicités télévisées. "Je suis à 35 millions de dollars en-dessous du budget. C'est nous qui avons dépensé le moins d'argent et nous avons les meilleurs résultats, et c'est le genre de réflexion dont le pays a besoin", expliquait-il alors, se disant "très fier de cette publicité".

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